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Il sera signé vendredi: Accord conclu entre l'Iran et les USA

Par par Mohamed Mehdi7 min de lecture
Brifa
Résumé IA

L'Iran et les États-Unis ont conclu un accord mettant fin à la guerre lancée le 28 février, qui sera signé vendredi à Genève en présence du Premier ministre pakistanais.

Le Mémorandum d'Entente prévoit l'arrêt immédiat des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, et la levée totale du blocus naval imposé à l'Iran.

Des amendements finaux ont renforcé les garanties sur la souveraineté du Liban, ce qui a incité l'Iran à renoncer à des représailles contre une attaque israélienne du dimanche.

Le détroit d'Ormuz sera rouvert progressivement en 30 jours, tandis que l'Iran s'engage à ne pas développer d'armes nucléaires et à diluer son uranium enrichi sous supervision internationale.

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Le Quotidien d'Oran

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Lundi, 108e jour de l'agression américano-sioniste contre l'Iran. C'est désormais officiel : Téhéran et Washington sont arrivés à un accord mettant fin à la guerre lancée le 28 février dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran.

La cérémonie de signature du Mémorandum d'Entente (MoU) aura lieu  vendredi prochain à Genève avec la participation du Premier ministre pakistanais, a indiqué Al Jazeera citant une «source au sein du cabinet» de Shahbaz Sharif.

L'Accord sur la fin de la guerre entre l'Iran et les États-Unis a été annoncé, dimanche soir, simultanément par le président américain Donald Trump et le Conseil suprême de sécurité nationale iranien, la plus haute instance nationale chargée de coordonner les décisions stratégiques entre les institutions militaires, politiques et de renseignement.

Dans son communiqué adressé au «peuple iranien», le Conseil suprême de sécurité nationale a confirmé que «le projet final du Mémorandum d'entente (...) a été finalisé le soir du 14 juin», ajoutant que «conformément aux accords conclus, la guerre et les opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, prendront fin immédiatement et définitivement, à compter de ce soir», et que «le blocus naval imposé à l'Iran sera également levé immédiatement et totalement». Le communiqué, publié par l'Agence Tasnim, note que l'accord «sera officiellement signé le vendredi 19 juin».

Des amendements à «l'avantage du Liban»

Toujours selon Tasnim, des amendements ont été apportés «lors des derniers jours et heures de négociations» sur le texte du mémorandum, concernant notamment «la gestion du détroit d'Ormuz, sur la base de propositions soumises par l'Iran», ainsi que l'ajout de «la garantie de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Liban». «Cet ajout a joué un rôle important en empêchant l'Iran de mettre en œuvre sa décision finale de représailles suite à l'attaque militaire israélienne (de dimanche) contre la banlieue sud de Beyrouth, car l'inclusion de cette clause a également été perçue comme un avantage pour le Liban», ajoute l'agence de presse.

«Conformément à l'article 13 du Mémorandum, les négociations en vue d'un accord définitif débuteront après la signature et la vérification de la mise en œuvre des clauses relatives à la levée du blocus naval, au lancement du processus de réouverture du détroit d'Ormuz, au déblocage d'une partie des avoirs iraniens et à la levée des sanctions imposées à l'Iran concernant la vente de pétrole, de produits pétrochimiques et de leurs dérivés», ajoute Tasnim.

La diplomatie iranienne évite un regain de tension

Alors que tout le monde s'attendait à une riposte iranienne contre l'attaque barbare d'Israël contre la Dahiya du sud de Beyrouth, de nombreux observateurs attribuent à la diplomatie un rôle déterminant lors des dernières heures des négociations ayant mené à l'accord qui inclut le Liban dans le cessez-le-feu et insiste sur son «intégrité territoriale». «Mettre fin à la guerre au Liban fait partie intégrante du Mémorandum d'entente», a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baghaei, lors d'un point de presse.

«L'attaque terroriste israélienne d'hier (dimanche) sur la banlieue sud de Beyrouth nous a offert l'opportunité de défendre au mieux nos intérêts et ceux de la résistance. Le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Liban fait partie de l'accord intérimaire conclu avec les États-Unis», a ajouté Baghaei.

Précisant que «le Liban a été mentionné à trois reprises» dans l'accord, l'intervenant a également affirmé que son pays «suivra l'évolution de la situation» et «prendra les mesures appropriées pour garantir que la partie américaine respecte ses engagements».

Le Financial Times livre d'autres précisions sur l'accord

Selon le Financial Times (FT), aux termes de l'accord annoncé dimanche soir, «le détroit, de facto fermé par Téhéran depuis les premières frappes américaines et israéliennes du 28 février, serait rouvert progressivement au fur et à mesure du déminage effectué par les forces iraniennes durant les 30 premiers jours». «L'Iran n'exigerait aucun péage pendant cette période de 60 jours» et «les États-Unis lèveraient également leur blocus naval des ports iraniens» souligne FT.

A noter que les Autorités iraniennes évoquent toujours des «procédures» de passage via le détroit d'Ormuz. «Nous prendrons les mesures et procédures nécessaires auprès du Sultanat d'Oman afin d'assurer le passage sûr des navires dans le détroit d'Ormuz», affirme une déclaration du ministère iranien des Affaires étrangères rapportée par Tasnim.

Quant au volet nucléaire, le Financial Times ajoute, citant une source proche du dossier, que «l'Iran réaffirmerait son engagement à ne pas acquérir ni développer d'armes nucléaires» et que des discussions sont attendues entre Téhéran et Washington «sur le traitement des stocks iraniens d'uranium enrichi, selon un mécanisme convenu». «L'engagement minimal consisterait en la dilution de tout l'uranium sur place, sous la supervision de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA)», note FT.

Hezbollah : «Aucune opération n'a été menée» depuis l'annonce du Mémorandum

Un responsable du Hezbollah a déclaré lundi, à Reuters que le groupe «n'a mené aucune opération (militaire) depuis l'annonce de l'accord irano-américain» et que «sa position sur le cessez-le-feu était liée au respect de celui-ci par Israël».

Ce même responsable, qui a requis l'anonymat, a ajouté que le Hezbollah rejetait la « liberté de circulation » israélienne au Liban et a affirmé que «l'Iran avait retardé la signature de l'accord avec les États-Unis afin de surveiller le respect du cessez-le-feu par Israël au Liban.

De son côté, l'armée libanaise, dans une déclaration sur la plateforme X, a lancé un appel aux habitants des villages et villes du sud du pays de «ne pas retourner dans les zones frontalières» et de suivre les «instructions pour leur sécurité». «Nous insistons sur la nécessité de faire preuve de prudence dans les zones ayant fait l'objet d'attaques israéliennes et de signaler toute munition non explosée» a ajouté l'armée libanaise.

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