Football national: Des assemblées générales paralysées par une culture de l'intérêt personnel
Les assemblées générales des clubs de football algériens sont paralysées par le manque de quorum, utilisé comme prétexte pour valider des bilans sans rigueur.
Cette pratique permet aux présidents de clubs de se maintenir en poste malgré des résultats sportifs médiocres ou des gestions financières opaques.
Les observateurs dénoncent une gouvernance défaillante guidée par des intérêts personnels plutôt que par l'avenir des clubs et du football national.
Les instances sont appelées à réformer le fonctionnement des assemblées générales pour mettre fin à ce cycle récurrent de blocages administratifs et de débats stériles.
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Le Quotidien d'Oran
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Le quorum non atteint lors des assemblées générales est devenu, avec le temps, une véritable échappatoire utilisée par de nombreux présidents de clubs pour faire valider leurs bilans et surtout se maintenir en poste. Une situation que beaucoup considèrent comme l'un des maux profonds qui gangrènent notre sport-roi. Comment peut-on, en effet, valider un bilan moral pour une équipe qui a assuré son maintien de justesse, voire qui a été reléguée ? De même, est-il réellement logique d'approuver un bilan financier sans disposer de données claires et transparentes sur la gestion du club ? Ces interrogations soulèvent une problématique : celle de la gouvernance et de la crédibilité des instances dirigeantes. Comment espérer un véritable développement du football si les décisions reposent sur des assemblées générales parfois dépourvues de vision, de rigueur et de conscience des enjeux sportifs ? Comme le dit un adage bien connu : « Quand l'argent parle, la vérité se tait ». Une réalité que certains observateurs n'hésitent pas à appliquer à certaines assemblées générales, où une partie des membres semble davantage guidée par des intérêts personnels que par l'avenir du club. Dans ce contexte, les instances concernées sont appelées à intervenir afin de mettre fin à ces pratiques qui ressemblent, pour beaucoup, à de véritables mascarades. L'idée d'une réforme, voire d'une remise en question du fonctionnement actuel des assemblées générales, est de plus en plus évoquée pour enrayer le phénomène récurrent du quorum non atteint. Dans le monde du football moderne, la mentalité et la gouvernance jouent un rôle déterminant dans l'évolution des clubs. Une chose est certaine : tant que ce mode de gestion perdurera, le football algérien ne pourra pas sortir durablement du gouffre dans lequel il s'est engouffré. Au fait jusqu'à quand notre football continuera-t-il à dépendre d'assemblées générales incapables de réunir un quorum et de répondre aux véritables attentes du mouvement sportif ? Chaque saison ou presque, c'est le même scénario qui se répète : reports successifs, blocages administratifs et débats stériles qui paralysent le fonctionnement des clubs.