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Optimiser la visibilité internationale

Par par El-Houari Dilmi4 min de lecture
Brifa
Résumé IA

Neuf universités algériennes figurent au classement « US News Best Global Universities » 2026, avec l'Université Djillali Liabès de Sidi Bel-Abbès en tête à la 849e place mondiale.

Ce résultat confirme une dynamique d'amélioration de la visibilité internationale de l'enseignement supérieur algérien depuis plusieurs années.

Les universités algériennes font face à des défis majeurs : massification des effectifs, décalage entre formations et besoins du marché, et manque d'innovation pédagogique.

L'alignement des cursus avec les attentes professionnelles internationales reste un frein crucial au progrès des établissements algériens.

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Le Quotidien d'Oran

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L'Enseignement supérieur en Algérie consolide sa visibilité internationale avec neuf universités répertoriées dans l'édition 2026 du classement « US News Best Global Universities », publiée ce mardi. La consécration a été annoncée avec fierté par le département de Kamel Baddari.

L'Université « Djillali Liabès » de Sidi Bel-Abbès vient de décrocher la 849e place dans le palmarès mondial, se hissant au premier rang national parmi les neuf établissements algériens retenus cette année dans ce classement de référence. Il s'agit de l'Université Sétif 1, de l'Université de Tlemcen, de l'Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene (USTHB), de l'Université d'Annaba, de l'Université de Béjaïa, de l'Université de Boumerdès, de l'Université des Sciences et de la Technologie Mohamed Boudiaf et de l'Université de Biskra. Mais si le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique y voit « la confirmation d'une dynamique engagée depuis plusieurs années et dont les résultats commencent à s'inscrire dans les grandes bases de données académiques internationales », il faut dire que les établissements d'enseignement supérieur continuent à faire face à de nombreux défis.

Les classements universitaires sont des outils crucialement observés par les universités du monde entier. Ils évaluent un large éventail de critères, tels que la qualité d'enseignement, la recherche académique, l'internationalisation, et la réputation des établissements. En 2026, il convient de noter certaines tendances dans ces classements. Cette évaluation repose sur plusieurs grands axes comme la réputation académique, l'impact des recherches produites par les universités, le recrutement international, le taux d'enseignants et d'étudiants internationaux ou encore l'employabilité des diplômés. A l'image de ce qui se fait dans les pays avancés, les universités algériennes doivent s'assurer que leurs formations soient pertinentes par rapport aux besoins du marché international. La difficulté à aligner les cursus avec les attentes professionnelles représente un frein.

Des enseignants universitaires ont déjà tenté de trouver quelques éléments de réponse au questionnement relatif à l'ampleur du phénomène de l'échec universitaire en Algérie et particulièrement l'échec en deuxième année licence. Les résultats de la recherche montrent que la probabilité de l'échec de l'étudiant en deuxième année est tributaire de plusieurs facteurs qui méritent une plus grande attention.

Comme le souligne un professeur de l'Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen, « l'enseignement supérieur constitue un pilier central du développement économique, social et culturel de toute nation. En Algérie, ce système est aujourd'hui confronté à des défis multidimensionnels : massification des effectifs étudiants, inadéquation persistante entre les formations dispensées et les besoins du marché du travail, déficit en innovation pédagogique et technologique, et enjeux complexes de gouvernance institutionnelle. Ces défis, exacerbés par des mutations mondiales accélérées (digitalisation, globalisation, transition écologique), appellent une réflexion profonde sur la transformation du modèle universitaire algérien ».

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