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Un accord de paix entravé par une politique génocidaire

Par par Abdou BENABBOU3 min de lecture
Brifa
Résumé IA

Un accord de paix américano-iranien doit être entériné vendredi, mais Israël affirme ne pas y être partie et poursuit ses bombardements meurtriers au Liban, en Syrie et à Gaza.

Bien que cet accord permette une libre circulation dans le détroit d'Ormuz et offre un répit économique mondial, la paix régionale reste précaire et fragile.

Les réserves iraniennes face à l'armement croissant d'Israël et le désengagement ambigu américain du conflit suscitent des doutes sur la sincérité de cet accord.

Washington maintient son soutien financier et militaire massif à Israël, suggérant que cette accalmie n'est que provisoire et que le conflit géostratégique persistera avec des acteurs interposés.

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Le Quotidien d'Oran

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Bien qu'il faille se satisfaire de l'accord américanoiranien appelé à l'entérinement ce vendredi, l'incitation à une grande réjouissance n'est pas de mise. Israël affirme haut et fort qu'il n'est pas partie prenante dans l'entente et garde pressants ses bombardements meurtriers sur toute la région. La liste de ses massacres au Liban et en Syrie se prolonge. Chaque jour des civils syriens et libanais sont tués, les Ghazaouis ne renouent pas avec le répit et les colons israéliens ont décidé d'avaler totalement la Cisjordanie occupée. Et on en est maintenant aux incendies des mosquées pour prouver que le Hezbollah n'est qu'un prétexte pour cacher une politique génocidaire.

Certes, un retour au calme de façade va se présenter dans le détroit d'Ormuz permettant une éventuelle libre circulation et transit des cargos pétroliers pour offrir à l'économie mondiale une bénéfique dose d'oxygène. Mais il serait prématuré de déduire que la paix dans la vaste région moyen-orientale va définitivement s'installer.

D'une part, les réserves, la prudence et la circonspection du pouvoir iranien sont justifiées par l'enhardissement militaire sans fin de l'armée sioniste et d'une autre, le désengagement flou des Américains du conflit prête indéniablement à soupçons. Israël demeure une succursale attitrée de Washington et les affichages propagés sur une mésentente actuelle entre Américains et Israéliens ne sont de toute évidence qu'un trompe-l'œil. Se dessine alors une douteuse et provisoire accalmie militaire entre Téhéran et la Maison Blanche, mais le conflit demeurera persistant dans un jeu géostratégique avec des acteurs interposés.

Les Américains renforcent leur conséquent et indéfectible soutien financier et militaire pour Israël et renforcent leur tutorat infaillible.

Les derniers événements laissent entrevoir que Washington s'est seulement ménagé un provisoire gain au change pour donner de l'aisance à ses intérêts économiques.

Tout donc laisse penser que l'accord de paix dont la signature est annoncée pour demain ne tiendra que sur un fil et qu'un retour à la case départ n'est pas écarté.

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