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Comment ils ont joué

Par par M. Zeggai5 min de lecture
Brifa
Résumé IA

L'Algérie a subi une lourde défaite face à l'Argentine, avec des prestations individuelles très inégales et une domination technique complète des champions du monde en titre.

Le gardien Zidane a porté une responsabilité majeure sur les deux premiers buts, avant de commettre une nouvelle erreur fatale sur le tir de Mac Allister qui a profité à Messi.

En défense, Mandi s'est distingué par son placement et ses tacles salvateurs, tandis que Bensebaïni a souffert de la vitesse des attaquants argentins malgré sa solidité aérienne.

Au milieu et en attaque, Maza a été le meilleur joueur algérien avec sa qualité technique, mais l'intensité argentine l'a progressivement étouffé, laissant Gouiri isolé et sans munitions offensives.

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Le Quotidien d'Oran

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Zidane: Le keeper algérien a, selon de nombreux spécialistes, une grande responsabilité sur les deux premiers buts. Par la suite, il s'est racheté légèrement en seconde période avec une parade sur Lautaro Martinez, avant de faire une autre erreur fatale sur une frappe puissante de Mac Allister qui a profité à Messi.

Belghali : Il a été inexplicablement dépassé par la maîtrise argentine. Souvent été dépassé, il a manqué de tranchant et d'efficacité défensive sur son flanc droit, laissant beaucoup de liberté à ses adversaires directs. Volontaire, il a essayé de réagir sur son côté en cherchant à apporter des solutions à Hadj-Moussa. Mais en vain. Au contraire, il a perdu un nombre incalculable de ballons.

Mandi : Face aux assauts argentins, il a plus ou moins tiré son épingle de jeu grâce à son sens du placement, ses tacles salvateurs qui ont évité un score bien plus lourd pour les Verts. On pourra toutefois lui reprocher un léger manque de vitesse sur les transitions éclairs de l'Albiceleste, mais son expérience a été essentielle pour maintenir le bloc algérien.

Bensebaïni: Il a mal entamé le match avec des pertes de balles et absences totales sur les duels. Il a fait parler son agressivité dans les duels pour couper plusieurs trajectoires chaudes. Solide dans les airs, le défenseur de Dortmund a cependant été mis en difficulté par la vitesse de déplacement et l'intelligence des attaquants argentins. Il a payé cash son manque de compétition.

Aït-Nouri : Le sociétaire de Manchester City a souffert défensivement face aux argentines, mais il a été l'un des rares joueurs algériens à tenter à contribuer au jeu offensif des nôtres par ses projections et ses centres. S'il a affiché une belle activité et beaucoup, son audace l'a parfois exposé aux transitions rapides des Argentins. Pour autant, il a été l'une des grandes menaces offensives des Algériens sur le côté gauche.

Bentaleb : Il a vécu une soirée compliquée au milieu de terrain face à la vitesse d'exécution et le surnombre de l'Argentine. S'il a tenté d'apporter son calme et son expérience pour structurer la relance algérienne, son manque de rythme face au pressing asphyxiant l'a mis en grande difficulté. Il a aussi manqué d'impact physique pour stopper les offensives de l'Albiceleste avant d'être remplacé par Boulbina (82').

Boudaoui : Il n'a pas eu son rendement habituel ni dans la récupération de la balle ni dans la construction de jeu. Peu volontaire au pressing, il a hésité à aller au duel. En un mot, Boudaoui n'a pas eu l'abattage habituel. A l'image du collectif algérien, il a subi la supériorité technique et le rythme imposés par les champions du monde en titre. Il a logiquement cédé sa place à la 63' pour un profil plus offensif avec l'entrée d'Aouar.

Hadj-Moussa : Préféré à Mahrez, le joueur de Feyenoord a été sevré de ballons pendant la première demi-heure. Mais le problème, c'est que quand il a touché le ballon, Hadj-Moussa n'a pas été percutant comme à son habitude. Grosso modo, il a été l'auteur d'une prestation très soporifique. Remplacé par Mahrez (64e), ce dernier a tenté quelques incursions mais n'a pas été plus en réussite que Hadj Moussa.

Maza : le jeune prodige a été le meilleur joueur algérien en affichant une personnalité rafraîchissante, n'hésitant pas à orienter le jeu avec sa qualité technique. C'est lui qui distille un superbe ballon sur le but refusé à Chaïbi (9'). Cependant, l'impact physique et l'intensité imposés par le milieu argentin l'ont étouffé au fil des minutes, limitant son influence dans les trente derniers mètres adverses. Remplacé par Zerrouki (83'), qui n'a pas changé grand-chose.

Chaïbi: Avec sa volonté et sa clairvoyance, il a bien travaillé en complémentarité avec Maza, mais n'a pas trop existé offensivement. Obligé de beaucoup défendre pour bloquer les montées de son couloir, le joueur de l'Eintracht Francfort a manqué de fraîcheur et de munitions pour faire la différence offensivement ou alimenter Gouiri.

Gouiri : Privé de ballons en raison de la domination argentine, l'attaquant de l'OM a été esseulé. Malgré son profil technique, il a manqué de soutien pour pouvoir s'exprimer dans la zone de vérité et n'a jamais eu l'occasion de solliciter le gardien argentin, illustrant parfaitement l'impuissance offensive de l'EN lors de cette rencontre. Remplacé par Amoura (64') qui s'est fait museler par la défense argentine malgré de l'envie et sa volonté.

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