34 sans-papiers marocains expulsés par l’Algérie

L'Algérie a remis lundi 34 ressortissants marocains en situation irrégulière aux autorités marocaines via le poste-frontière Colonel Lotfi, près d'Oujda.
La majorité de ces jeunes hommes avaient terminé leur peine dans des établissements pénitentiaires algériens ou étaient concernés par des procédures administratives.
Cette opération représente la huitième remise de ce type depuis le début de 2026, montrant que l'immigration irrégulière demeure un phénomène récurrent malgré la fermeture de la frontière terrestre.
L'Algérie applique sa réglementation sur les étrangers tout en facilitant le retour des personnes vers leur pays, évitant ainsi une prolongation de la crise humanitaire.
Publié par
ObservAlgérie
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
L’Algérie a remis, lundi 15 juin 2026, un groupe de 34 ressortissants marocains aux autorités de leur pays. L’opération s’est déroulée via le poste-frontière Colonel Lotfi, côté algérien, en face de Zouj Bghal, côté marocain, près d’Oujda.
L’opération relève surtout d’une remise encadrée de personnes en situation irrégulière. Les 34 jeunes concernés, tous des hommes, se trouvaient sur le territoire algérien sans statut légal. Selon les éléments rapportés par le site local 24 saa, la majorité d’entre eux avaient terminé leur peine dans des établissements pénitentiaires algériens, tandis que d’autres étaient concernés par des procédures liées à leur situation administrative.
Côté algérien, cette opération est un geste à la fois légal et humanitaire. L’État algérien a appliqué sa réglementation sur l’entrée, le séjour et la circulation des étrangers, tout en permettant à ces jeunes de regagner leur pays et de retrouver leurs familles.
Un geste humanitaire malgré un contexte politique tendu
Le retour de ces 34 Marocains intervient dans un climat régional marqué par la fermeture de la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc. Malgré ce contexte, les autorités algériennes ont procédé à une remise organisée, via l’axe Colonel Lotfi-Zouj Bghal, utilisé ponctuellement pour ce type d’opérations.
Pour les familles, souvent sans nouvelles pendant de longues semaines, cette remise représente un soulagement. Des proches attendaient les jeunes côté marocain, à proximité de Zouj Bghal. L’Algérie n’a pas seulement traité un dossier migratoire ; elle a aussi permis à des personnes en situation irrégulière de rentrer chez elles, au lieu de laisser les procédures s’enliser davantage.
Une nouvelle vague de retours depuis le début de 2026
Selon l’Association marocaine d’aide aux migrants en situation difficile à Oujda, il s’agit de la huitième opération de ce type depuis le début de l’année 2026. Les personnes remises seraient originaires de plusieurs villes marocaines, dont Oujda, Taounate, Taza, Berkane, Fès, Casablanca, Meknès, Jerada, Azilal et Tinghir.
Cette énième répétition montre que le phénomène ne relève pas d’un cas isolé. De nombreux jeunes Marocains entrent illégalement en Algérie, dans l’espoir de trouver une vie meilleure avec de meilleures opportunités de travail ou dans le but de rejoindre d’autres destinations. Une partie d’entre eux se retrouve arrêtée pour entrée ou séjour irrégulier, puis jugée selon la loi algérienne.
L’Algérie applique la loi, mais facilite le retour
Le dossier reste sensible, mais le traitement de cette nouvelle vague montre une volonté de gérer la situation par la voie administrative et humanitaire. Après l’accomplissement des peines ou l’examen des situations, les autorités algériennes organisent le retour des personnes concernées vers leur pays d’origine.
Cette approche évite de transformer un dossier migratoire en crise humaine prolongée. Elle rappelle aussi que la lutte contre l’immigration irrégulière n’empêche pas le respect de la dignité des personnes. Pour ces 34 jeunes Marocains, la remise à la frontière marque le début d’un retour auprès de leurs familles.