L'Algérie procède à un nouvel achat massif de blé

L'Office algérien interprofessionnel des céréales a conclu un nouvel appel d'offres pour l'acquisition de 600 000 à 780 000 tonnes de blé tendre à des prix entre 264 et 265 dollars la tonne.
Les cargaisons proviendront principalement de la mer Noire, notamment de Roumanie, Bulgarie, Ukraine et Russie, confirmant la stratégie algérienne de diversification face aux tensions avec la France.
L'Algérie, l'un des plus grands importateurs mondiaux de blé, a importé 2,91 millions de tonnes depuis le début 2026, destinées à la farine panifiable et aux produits céréaliers.
Les livraisons sont prévues en deux périodes : du 1er au 31 août 2026 pour l'Europe, et un mois plus tôt pour les blés d'Amérique du Sud, d'Australie ou d'Inde.
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L'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a conclu une nouvelle transaction sur le marché international pour l'acquisition de blé tendre. L'appel d'offres, clôturé mercredi 17 juin 2026, a abouti à la réservation d'un volume conséquent de blé meunier. Selon des négociants européens, les quantités retenues se situent entre 600 000 et 780 000 tonnes.
Les premiers achats ont été signalés à des prix oscillant entre 264 et 265 dollars la tonne, coût et fret (CFR) inclus, d'après des négociants européens cités par l'agence Reuters. Ces montants marquent une diminution par rapport aux appels d'offres précédents, où les prix approchaient les 270 dollars la tonne.
Les négociants ont souligné que le volume exact de la transaction n'a pas été précisé dans l'immédiat par l'OAIC, qui ne communique pas sur ses achats à l'étranger. Les premières estimations convergent majoritairement vers un volume compris entre 600 000 et 780 000 tonnes, même si un opérateur a évoqué un volume de 800 000 tonnes. Reuters relève que le volume exact de la transaction n'a pas été précisé dans l'immédiat et que les premières estimations convergent majoritairement vers ce volume.
Des cargaisons attendues principalement de la mer Noire
Les opérateurs du marché estiment que les cargaisons devraient provenir principalement des pays de la mer Noire. La Roumanie, la Bulgarie, l'Ukraine et la Russie sont citées comme fournisseurs probables.
Ce mouvement confirme la stratégie de diversification des approvisionnements engagée par l'Algérie, qui a réduit ses achats auprès de la France en raison de tensions diplomatiques. Si le blé français a longtemps été privilégié, les exportateurs russes et d'autres pays de la mer Noire renforcent leur présence sur le marché algérien.
Un calendrier de livraison en deux périodes
L'appel d'offres portait sur deux périodes d'expédition depuis les principales zones d'approvisionnement, dont l'Europe : du 1er au 15 août et du 16 au 31 août 2026. Pour les blés provenant d'Amérique du Sud, d'Australie ou d'Inde, l'expédition doit intervenir un mois plus tôt, en raison des délais de transport maritime plus longs.
Ces informations reflètent les évaluations des courtiers au moment de la transaction. D'autres estimations de prix et de volumes pourraient encore être communiquées ultérieurement, les négociants et opérateurs du marché continuant à suivre l'évolution de ce dossier. Les délais de livraison sont un élément clé pour les acheteurs algériens, qui doivent anticiper leurs besoins en blé pour la fin de l'année 2026.
L'Algérie, un des plus grands importateurs mondiaux de blé
L'Algérie figure parmi les plus grands importateurs de blé au monde. Les importations de blé, dur et tendre confondus, ont atteint 2,91 millions de tonnes depuis le début de l'année 2026, selon les données compilées par Reuters. Le pays importe chaque année des quantités importantes de blé tendre, destiné à la production de farine panifiable, et de blé dur, utilisé pour les pâtes alimentaires et la semoule.
Le pays a longtemps été un client de premier plan pour le blé de l'Union européenne et particulièrement pour la France. Les tensions diplomatiques entre Paris et Alger ont conduit à l'exclusion du blé français de certains achats, ouvrant des opportunités aux fournisseurs de la mer Noire. L'Algérie, en quête de diversification de ses sources d'approvisionnement, s'est tournée ces dernières années vers la Russie, l'Ukraine et d'autres pays de la mer Noire, qui offrent des prix compétitifs sur le marché international.