Air Algérie : le calvaire des passagers du vol Toulouse – Oran

Les passagers du vol Air Algérie Toulouse-Oran ont enduré retards, climatisation défaillante et nuit sur des lits de camp à l'aéroport le 23 juin.
Le vol AH 1077 a d'abord été retardé d'une heure, puis les passagers embarqués ont découvert une température de 42 degrés dans l'avion en panne de climatisation.
Après une heure et demie intenable, les passagers ont été évacués vers la salle d'embarquement, puis réembarqués sans explication, avant un nouveau débarquement suite à des incidents à bord.
Les voyageurs ont passé la nuit dans l'aérogare sur des lits de camp à 28 degrés, les bons de restauration n'étant pas acceptés par les commerçants, avant de finalement décoller le lendemain matin.
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TSA Algérie
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Les passagers du vol d’Air Algérie Toulouse-Oran ont passé un voyage qu’ils n’oublieront pas de sitôt. Retard, clim en panne dans l’habitacle et nuit dans des lits de camp à l’aéroport, rien ne leur est épargné.
Une passagère qui a témoigné auprès du journal français La Dépêche a décrit « une journée catastrophique », soulignant qu’ils sont habitués à voyager dans de meilleures conditions avec Air Algérie et que c’est la première fois que cela leur arrive avec la compagnie aérienne nationale.
Vol Toulouse – Oran d’Air Algérie : « Heureusement, j’avais un éventail »
Tout a commencé par le retard du vol AH 1077. Une Franco-Algérienne raconte au journal régional basé à Toulouse que le vol d’Air Algérie, prévu à 13h mardi 23 juin, a été retardé d’abord d’une heure.
L’appareil est arrivé d’Oran et après le nettoyage d’usage, les passagers, “plusieurs dizaines” (le nombre exact n’a pas été précisé), ont été embarqués à 14 heures. Sauf que, à l’intérieur de l’avion, c’est la fournaise. “Il faisait 42 degrés. On a pris des photos. La clim ne fonctionnait pas. Heureusement, j’avais un éventail dans mon sac, je l’ai vite sorti ! Moi qui ne transpire jamais, j’étais trempée de sueur », ajoute la même passagère.
Impossible de voyager pendant une heure et demie dans ces conditions. Les passagers ont demandé à l’unisson d’ouvrir les portes et c’est ce qui a été fait. Ils sont retournés à la salle d’embarquement, mais pas pour longtemps. Une heure après, ils ont été invités à monter de nouveau dans l’avion. « Le moteur tournait, on s’est dit qu’on allait partir”, dit la même passagère. Mais une demi-heure s’est passée et l’avion ne bouge pas. Sans explication.
Selon la voyageuse, une dame a fait un malaise et un homme qui accompagnait un bébé malade avec un tube au niveau du cerveau a eu une altercation avec le commandant de bord.
« C’est la première fois que cela arrive avec Air Algérie »
De nouveau, les passagers sont invités à descendre. Au bas de la passerelle, des policiers attendaient l’homme qui s’est embrouillé avec le commandant de bord, mais ils ont fini par être compréhensifs vu l’état de son enfant. Le vol est finalement reporté à ce mercredi matin.
Les passagers ont dû passer la nuit dans l’aérogare, sur des lits de camp. Les bons de restauration qui leur ont été remis n’ont pas été acceptés par les commerçants. En plus de la chaleur : malgré la présence de ventilateurs, il faisait 28 degrés.
« On a payé le billet cher et on se retrouve naufragés, traités comme des moins que rien », s’indigne la passagère franco-algérienne.
« Tout le monde est surpris. C’est la première fois que cette situation arrive avec Air Algérie, pour moi, et la plupart des passagers ici », ajoute-t-elle. Selon la Dépêche, l’ensemble des passagers ont pu s’envoler pour Oran ce mercredi matin.
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