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Visa Espagne à Alger : nouveau rebondissement dans l’affaire "Jazira-Cova"

Par Mohamed Rahmani4 min de lecture
Visa Espagne à Alger : nouveau rebondissement dans l’affaire "Jazira-Cova"
Résumé IA

Un ancien haut responsable du consulat espagnol à Alger, poursuivi pour trafic de visas, a été réintégré aux services centraux du ministère espagnol des Affaires étrangères à Madrid.

Vicente Moreno, ancien numéro deux du consulat, a été arrêté fin avril dans le cadre de l'opération "Jazira-Cova" visant une présumée structure criminelle facilitant l'obtention illégale de visas contre rémunération.

Les accusations incluent l'appartenance à une organisation criminelle, le blanchiment d'argent, la falsification de documents et la corruption administrative.

Après sa libération, Moreno a été soumis à des mesures strictes : confiscation du passeport, interdiction de quitter l'Espagne et présentations régulières aux autorités.

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L’affaire "visa Espagne" en Algérie connaît un nouveau rebondissement. Un ancien haut responsable du consulat espagnol à Alger, visé par une enquête judiciaire, a été réintégré dans les services centraux du ministère espagnol des Affaires étrangères à Madrid.

Selon le média España en Árabe, le ministère espagnol des Affaires étrangères, dirigé par José Manuel Albares, a réaffecté Vicente Moreno, ancien numéro deux du consulat général d’Espagne à Alger, au sein de ses services centraux à Madrid.

Cette décision intervient quelques semaines après son arrestation, fin avril, dans le cadre d’une enquête portant sur une présumée structure organisée au sein de la représentation diplomatique espagnole en Algérie. Les enquêteurs soupçonnent ce réseau d’avoir facilité l’obtention de visas de manière illégale contre de l’argent.

L’affaire "visa Espagne" reste judiciaire et les personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence. Mais la réaffectation de Vicente Moreno alimente déjà le malaise dans les milieux diplomatiques espagnols, en raison de la gravité des accusations évoquées.

Visa Espagne en Algérie : une enquête lourde autour du consulat

Le dossier est suivi par la justice espagnole dans le cadre de l’opération baptisée "Jazira-Cova". L’enquête implique notamment la police nationale espagnole, la brigade spécialisée dans la criminalité économique et fiscale, ainsi que des unités chargées de la lutte contre l’immigration irrégulière et la falsification de documents.

La juge María Tardón, à la tête du tribunal central d’instruction numéro 3 de l’Audience nationale espagnole, avait ordonné le placement en détention de Vicente Moreno et de Mohamed Boutouchent, un employé local algérien du consulat. L’épouse de Vicente Moreno, de nationalité algérienne, est également citée dans le dossier comme mise en cause, sans avoir été arrêtée.

Les accusations évoquées sont particulièrement lourdes : appartenance à une organisation criminelle, blanchiment d’argent, falsification de documents officiels, corruption administrative et fraude dans la délivrance de visas.

Passeport retiré, contrôles réguliers et biens gelés

Après sa remise en liberté, Vicente Moreno a fait l’objet de mesures de contrôle judiciaire. Son passeport lui a été retiré, il lui est interdit de quitter le territoire espagnol et il doit se présenter régulièrement aux autorités.

Lors des perquisitions menées en Espagne, les enquêteurs ont saisi de l’argent liquide, des téléphones, des ordinateurs portables et des supports numériques. La justice aurait aussi ordonné le gel d’un bien immobilier à Madrid, ainsi que de comptes et produits financiers liés à l’enquête.

Le ministère espagnol des Affaires étrangères a refusé de commenter directement le cas administratif de Vicente Moreno, en rappelant que le dossier est encore entre les mains de la justice. Une inspection interne serait également en cours.

Pour les Algériens qui déposent une demande de visa Espagne, cette affaire ne signifie pas une suspension des démarches. Elle pourrait toutefois conduire les autorités consulaires à renforcer les contrôles sur les dossiers, les intermédiaires et les circuits de rendez-vous. Le message reste clair : aucune promesse de visa contre paiement ne doit être prise au sérieux en dehors des canaux officiels.

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