Prix du pétrole : le Brent au plus bas depuis février 2026

Le Brent a atteint son plus bas niveau depuis février 2026, tombant à 72,91 dollars le baril jeudi 25 juin, porté par l'apaisement des craintes sur l'approvisionnement mondial.
La reprise progressive des flux pétroliers via le détroit d'Ormuz explique cette baisse, avec environ 72 pétroliers transportant 20 millions de barils traversant la zone en vingt-quatre heures selon le secrétaire américain à l'Énergie.
Les analystes de Macquarie anticipent une moyenne de 67 dollars pour le Brent au troisième trimestre, malgré les stocks américains historiquement bas et la réduction de la prime de risque intégrée aux prix.
Pour l'Algérie, exportatrice d'hydrocarbures, une baisse prolongée sous 70 dollars pourrait resserrer les marges financières, bien que la situation actuelle ne représente pas un effondrement des cours.
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Les prix du pétrole poursuivent leur recul sur les marchés internationaux. Le Brent est tombé à son plus bas niveau depuis le mois de février 2026, porté par l’apaisement des craintes autour de l’approvisionnement mondial.
Les prix du pétrole ont de nouveau baissé jeudi 25 juin, confirmant le reflux observé depuis plusieurs séances. Vers 6h45 GMT, le Brent de la mer du Nord pour livraison en août reculait de 1,3 %, à 72,91 dollars le baril. De son côté, le West Texas Intermediate américain perdait 1,24 %, à 69,43 dollars.
Ces niveaux marquent un retour proche des prix observés avant le lancement des bombardements israélo-américains contre l'Iran. Les deux références du marché atteignent ainsi leur plus bas niveau technique depuis le 27 février dernier.
Le détroit d’Ormuz rassure les marchés du pétrole
La baisse actuelle s’explique surtout par le retour progressif des flux pétroliers via le détroit d’Ormuz. Ce passage maritime reste l’un des plus sensibles au monde pour le transport de brut. Toute perturbation dans cette zone peut faire grimper les cours en quelques heures.
Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a indiqué que les flux via Ormuz se rapprochent désormais de leur niveau normal. Selon lui, environ 72 pétroliers transportant près de 20 millions de barils ont traversé la zone en vingt-quatre heures.
Ce signal a immédiatement pesé sur les cours. Les opérateurs réduisent la prime de risque intégrée aux prix, alors que les craintes d’un choc brutal sur l’offre s’éloignent.
Pourquoi le Brent passe sous pression
Le marché anticipe désormais une offre plus confortable à court terme. La reprise des sorties de tankers dans le Golfe, l’ouverture de routes maritimes temporaires par le Sultanat d’Oman et la coordination avec l’Organisation maritime internationale contribuent à calmer les tensions.
Dans ce climat, les analystes de Macquarie estiment que le Brent pourrait descendre vers une moyenne de 67 dollars au troisième trimestre de cette année. Cette prévision intervient malgré des stocks américains de brut tombés à des niveaux historiquement bas. Le message envoyé au marché est clair : la peur d’une rupture d’approvisionnement immédiate recule plus vite que les inquiétudes sur les réserves.
Quel impact pour l’Algérie ?
Pour l’Algérie, pays exportateur d’hydrocarbures, l’évolution des prix du pétrole reste un indicateur central. Une baisse prolongée du Brent peut réduire les recettes en devises et peser sur les équilibres budgétaires, même si les cours restent encore au-dessus de certains seuils de référence.
À court terme, la situation n’a rien d’un effondrement. Mais la tendance mérite une surveillance étroite. Si le prix du pétrole, le Brent, s’installe durablement sous les 70 dollars, les marges financières des pays producteurs pourraient se resserrer.
Les prochaines séances dépendront surtout de trois facteurs : la sécurité dans le détroit d’Ormuz, le niveau des stocks américains et les décisions éventuelles de l’OPEP+. Le marché pétrolier reste calme en apparence, mais très sensible au moindre signal géopolitique.