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Lycée français au nom d'Imane Khelif : la Région veut empêcher à tout prix

Par Mohamed Rahmani4 min de lecture
Lycée français au nom d'Imane Khelif : la Région veut empêcher à tout prix
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La Région Auvergne-Rhône-Alpes a bloqué le projet de baptiser une salle du lycée Arnaud-Beltrame de Meyzieu au nom de la boxeuse algérienne Imane Khelif, championne olympique aux Jeux de Paris 2024.

Des élèves avaient proposé cette dénomination dans le cadre d'un projet pédagogique sur l'égalité filles-garçons, voyant en Khelif un symbole de persévérance face aux attaques publiques.

La Région a adopté le 25 juin 2026 un nouveau règlement privilégiant les noms « consensuels, dignes et fédérateurs », avec une priorité aux lieux géographiques et aux personnalités décédées, fermant ainsi la porte aux hommages à des vivants.

Cette décision divise la classe politique : la droite y voit une nécessaire neutralité scolaire, tandis que la gauche dénonce une censure politique d'un projet porté par des élèves.

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La boxeuse algérienne Imane Khelif fait de nouveau parler d’elle en France. Près de Lyon, le projet de donner son nom à une salle d’un lycée public et qui a créé une polémique depuis quelques mois déjà, a été bloqué par la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

L’affaire se déroule au lycée Arnaud-Beltrame de Meyzieu, dans la métropole de Lyon. Des élèves avaient proposé de baptiser une salle polyvalente du nom d’Imane Khelif, championne olympique algérienne de boxe aux Jeux de Paris 2024.

Le choix s’inscrivait dans un projet pédagogique consacré à l’égalité entre les filles et les garçons. Pour les élèves, le nom d’Imane Khelif renvoyait à un parcours sportif marqué par la persévérance, la réussite et la résistance aux attaques publiques.

Mais la Région Auvergne-Rhône-Alpes, compétente sur les lycées, a décidé de reprendre la main sur ce type de dénomination. Le 25 juin 2026, elle a adopté un nouveau règlement encadrant les noms donnés aux établissements, salles et équipements régionaux.

La Région impose de nouvelles règles

Désormais, les noms choisis pour les lycées publics ou leurs espaces internes devront répondre à des critères précis. La Région veut privilégier des dénominations jugées « consensuelles, dignes et fédératrices », avec une priorité donnée aux lieux géographiques régionaux et aux personnalités décédées faisant l’objet d’un large accord.

Le recours à des personnalités vivantes sera, lui, strictement encadré. Cette orientation ferme clairement la porte à un hommage à Imane Khelif dans ce lycée de Meyzieu. La mesure ne concerne pas seulement cette affaire. Elle s’applique à l’ensemble du patrimoine régional : 304 lycées publics, deux CREPS, des équipements sportifs, culturels et plusieurs bâtiments institutionnels.

Une décision qui divise la classe politique

Cette décision a immédiatement pris une tournure politique. À droite et à l’extrême droite, plusieurs élus ont défendu l’idée d’éviter les noms jugés clivants dans les établissements scolaires. Ils estiment qu’un lycée doit rester un espace de neutralité et de rassemblement.

À gauche, la décision est perçue comme une pression politique sur un projet porté par des élèves. Des élus ont dénoncé une forme de censure, estimant que le nom d’Imane Khelif avait été choisi pour son parcours sportif et non pour alimenter une polémique.

La boxeuse algérienne reste une figure très commentée depuis les Jeux olympiques de Paris 2024. Son sacre en boxe féminine avait provoqué une grande fierté en Algérie, mais aussi de nombreuses attaques autour de sa féminité et de son éligibilité sportive.

Imane Khelif, un nom qui dépasse le sport

Cette affaire montre que le nom d’Imane Khelif dépasse désormais le cadre du ring. Pour ses soutiens, elle incarne une championne algérienne capable d’inspirer des jeunes, notamment des filles, dans un environnement scolaire.

Pour la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le débat porte surtout sur la maîtrise des symboles dans les lieux publics. Le refus de cette dénomination transforme ainsi un simple choix de salle en nouvelle polémique nationale autour d’Imane Khelif, de l’école et de la place des figures sportives étrangères dans l’espace public français.

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