Une Algérienne identifiée 21 ans après sa mort en France : son mari passe aux aveux

Une Algérienne disparue en 2004 a été identifiée 21 ans après la découverte de son corps dans un bidon en Moselle, son mari reconnaissant finalement l'avoir tuée ainsi que leur fils.
Hakima Boukerouis, née en 1970, a été retrouvée morte le 7 janvier 2005 dans un tonneau en plastique abandonné à Saint-Quirin, près de Sarrebourg, avec des blessures à l'arme blanche datant de septembre-octobre 2004.
Les progrès de l'ADN ont permis en juin 2025 d'identifier la victime et de localiser son mari, Saïd Lalaouna, 78 ans, qui avait continué à la déclarer vivante auprès de l'administration française après sa disparition.
Lors d'un interrogatoire en juin 2026, le suspect a avoué avoir tué son épouse et son propre fils, justifiant ces crimes par une prétendue relation adultérine entre eux.
La nièce de l'accusé, mise en examen pour complicité de meurtre, a été placée sous contrôle judiciaire tandis que les investigations se poursuivent.
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Pendant plus de deux décennies, son identité est restée inconnue. Retrouvée morte dans un bidon abandonné en Moselle, Hakima Boukerouis, une Algérienne née en 1970, est aujourd'hui au cœur d'une affaire criminelle qui connaît un spectaculaire rebondissement. Son mari a finalement reconnu l'avoir tuée, ainsi que leur fils, mettant fin à l'un des plus anciens cold cases de la région.
Pendant 21 ans, les enquêteurs français ont tenté de mettre un nom sur celle que les médias surnommaient la « femme du tonneau ». Grâce aux progrès de la police scientifique et aux analyses ADN, l'enquête a finalement permis d'identifier la victime et d'obtenir les aveux de son mari, ouvrant un nouveau chapitre dans cette affaire qui a marqué les services d'enquête en France.
Retrouvée morte dans un bidon en Moselle en 2005
Le 7 janvier 2005, un promeneur découvre un tonneau en plastique abandonné au bord d'une route forestière à Saint-Quirin, près de Sarrebourg, en Moselle. À l'intérieur se trouve le corps d'une femme soigneusement dissimulé dans des sacs-poubelles noirs, maintenus par des cordelettes.
Les premiers examens médico-légaux révèlent que la victime a succombé à plusieurs blessures provoquées par une arme blanche. Selon les investigations, son décès remonte à une période comprise entre septembre et octobre 2004.
Pendant de longues années, malgré les appels à témoins, les comparaisons internationales menées par Interpol et les analyses scientifiques, personne ne parvient à identifier cette femme. L'affaire devient l'un des principaux cold cases de l'est de la France.
Les enquêteurs établiront également que le même tonneau avait été aperçu flottant sur la Sarre Rouge à la mi-octobre 2004, quelques semaines seulement après le décès de la victime.
L'ADN permet enfin d'identifier Hakima Boukerouis
Selon 20 minutes, le tournant intervient en juin 2025. Les progrès des recherches génétiques permettent d'exploiter l'ADN prélevé sur la victime et de remonter jusqu'à son identité. La femme est finalement identifiée comme étant Hakima Boukerouis, née en avril 1970 en Algérie.
Cette avancée conduit rapidement les enquêteurs jusqu'à son époux, Saïd Lalaouna, aujourd'hui âgé de 78 ans, lui aussi originaire d'Algérie. Interpellé en juin 2025, il est placé en détention provisoire avant d'être remis en liberté quelques mois plus tard pour raisons médicales, alors que l'enquête se poursuit. Les investigations révèlent également un élément troublant : après la disparition de son épouse, le suspect avait continué à la déclarer auprès de l'administration fiscale française, comme si elle était toujours en vie.
Le mari reconnaît deux meurtres
Lors d'un nouvel interrogatoire organisé le 9 juin 2026, le mari change finalement de version. Alors qu'il avait initialement affirmé avoir demandé à un tiers de « faire du mal » à son épouse, il reconnaît cette fois avoir lui-même tué l'Algérienne Hakima Boukerouis.
Plus grave encore, il avoue également avoir assassiné son propre fils, né en 1974 d'une précédente union. Selon David Touvet, procureur de la République de Metz, le suspect justifie ces deux homicides par ce qu'il décrit comme « leur relation adultérine ». Cette déclaration constitue un élément central de la procédure judiciaire désormais en cours.
Une nouvelle mise en examen dans cette affaire
L'affaire ne s'arrête pas aux aveux du principal suspect. Le procureur de Metz a indiqué qu'une nièce de l'accusé, désignée par ce dernier comme ayant participé au meurtre contre la jeune Algérienne, a été mise en examen pour complicité de meurtre.
Elle a toutefois été placée sous contrôle judiciaire, tandis que les investigations se poursuivent afin de déterminer précisément son rôle dans cette affaire d'assassinat d'une Algérienne vieille de plus de vingt ans.