Société

Titre de séjour, APL…La facture s’alourdit pour les étudiants algériens en France

Par Amine Ait4 min de lecture
Titre de séjour, APL…La facture s’alourdit pour les étudiants algériens en France
Résumé IA

Les étudiants algériens en France font face à une augmentation significative de leurs coûts d'études et de séjour pour la rentrée prochaine.

Le seuil minimum de ressources mensuelles exigé pour obtenir un titre de séjour étudiant passe de 615 € à 877 € à partir du 1er août 2026, soit une hausse de 262,50 € par mois.

La suppression des aides personnalisées au logement (APL) pour les étudiants non européens et non boursiers, effective depuis le 1er juillet, oblige ces derniers à couvrir entièrement leurs frais de logement.

Les frais de scolarité ont été multipliés par 16 : une licence coûtera désormais 2.895 € par an au lieu de 178 €, et un master 3.941 € au lieu de 254 €.

T

Publié par

TSA Algérie

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

Pour poursuivre leurs études en France, les étudiants étrangers dont les algériens doivent désormais mettre de côté une véritable petite fortune. Plusieurs hausses, qui concernent les frais de scolarité, de séjour et de logement, sont à prévoir pour la rentrée prochaine.

Outre la multiplication des frais de scolarité par 16 et la suppression des aides personnalisées aux logements (APL), voici que les étudiants étrangers hors UE en France se retrouvent face à un rehaussement du seuil minimum des ressources mensuelles exigé.

Augmentation du seuil minimal des ressources exigé

Pour décrocher un titre de séjour étudiant en France, l’étudiant algérien doit en effet justifier des ressources suffisantes pour assurer un séjour dans de bonnes conditions dans le pays.

Le seuil minimal de ces ressources, qui était de 615 € par mois, passera à 877 € pour toute demande de visa étudiant ou de titre de séjour étudiant qui sera déposée après le 1er août 2026.

Ainsi, les étudiants algériens qui veulent poursuivre leurs études en France l‘année prochaine doivent prévoir des entrées d’argent en plus pour pouvoir faire face à cette hausse.

Pour toute demande déposée à compter du 1er août 2026, le niveau minimum de ressources pour un étranger qui souhaite être admis en France pour un motif d’études évolue. Le montant mensuel minimum requis correspondra à 47 % du SMIC mensuel brut, soit 877,5 €”, lit-on sur le site Service-Public.

France : les étudiants non européens et non boursiers privés d’APL

Il s’agit ainsi de 262,50 € en plus chaque mois que les étudiants algériens doivent prévoir pour pouvoir poursuivre leurs études en France, sans compter l’argent qu’ils doivent désormais dépenser pour le logement, à la suite de la suppression des APL pour les étudiants non européens.

En effet, dans le journal officiel paru le 28 juin dernier, un décret officialise la suppression des APL (aides personnalisées au logement) pour les étudiants non européens et non boursiers, et ce, à partir du 1er juillet prochain.

Pas d’aide au logement donc pour la rentrée prochaine, ce qui se traduit par la nécessité de faire face à des dépenses en plus. Les étudiants étrangers, notamment ceux qui proviennent de pays africains, dont l’Algérie, sont pourtant connus pour être les plus vulnérables financièrement.

Le décret supprimant les APL pour les étudiants non européens fait cependant une exception pour les étudiants en apprentissage ou qui travaillent en parallèle de leurs études, à partir d’une heure par semaine.

France : les frais de scolarité multipliés par 16

Les étudiants étrangers en France doivent faire face aussi à la hausse des frais de scolarité qui ont été multiplié par 16.

Ainsi, pour s’inscrire à un cursus en licence à partir de l’année prochaine, les étudiants non européens devront payer 2.895 € par an, contre 178 € actuellement. Pour s’inscrire à un master, les frais montent à 3.941 €, contre 254 € aujourd’hui.

Cette hausse est le résultat direct de l’obligation de l’application des frais différenciés pour les étudiants non européens alors que certaines universités exonéraient ces derniers. Le ministre français de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé fin avril dernier qu’il mettait fin à cette exonération.

(function(w,q){w[q]=w[q]||[];w[q].push(["_mgc.load"])})(window,"_mgq");

Voir sur le site source