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Agent consulaire algérien détenu en France : le parquet change de position

Par Riyad Hamadi4 min de lecture
Agent consulaire algérien détenu en France : le parquet change de position
Résumé IA

Le parquet antiterroriste français a requis la remise en liberté de l'agent consulaire algérien détenu depuis avril 2024, marquant un revirement majeur dans cette affaire qui a gravement envenimé les relations entre Alger et Paris.

Cette détention avait déclenché une crise diplomatique sans précédent, avec le rappel de l'ambassadeur français et l'expulsion réciproque de douze agents consulaires de chaque côté en avril 2025.

Le parquet a systématiquement rejeté toutes les demandes de libération antérieures, ce changement de position intervenant après un nouveau processus de rapprochement lancé en février dernier entre les deux pays.

Les juges ont rejeté la demande le 18 juin, mais la défense a interjeté appel et l'affaire sera réexaminée le 13 juillet, tandis que la libération du journaliste français Christophe Gleizes en Algérie reste également en suspens.

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Vers la levée de l’un des principaux obstacles qui empêche le retour total à la normale entre Alger et Paris ? Le parquet antiterroriste français (PNAT) a assoupli sa position dans le dossier de l’agent consulaire algérien incarcéré en France depuis avril 2024.

Selon le journal Le Monde, le parquet a requis la remise en liberté de l’agent consulaire, ce à quoi il s’était systématiquement opposé jusque-là. Il s’agit d’un changement notable dans l’attitude de la justice française dans cette affaire, qui a aggravé la crise entre les deux pays.

Agent consulaire algérien détenu en France : du nouveau

Cette affaire est un des avatars de la gestion de Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur entre septembre 2024 et octobre 2025. Alors que les deux pays se dirigeaient droit vers la sortie de crise en avril 2025, avec notamment une visite prometteuse à Alger du chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, les choses sont retournées brusquement à la case départ avec l’annonce de l’arrestation de l’agent consulaire par la direction de la sécurité intérieure française, un service placé sous l’autorité du ministre de l’Intérieur.

L’Algérie avait alors accusé nommément Bruno Retailleau d’avoir orchestré cette arrestation pour saboter le processus de rapprochement entre les deux pays. Dans les jours qui ont suivi, Paris a rappelé son ambassadeur à Alger et les deux capitales ont procédé à des expulsions réciproques et inédites d’agents consulaires, 12 de chaque côté. Les relations sont restées bloquées pendant plusieurs mois.

En février dernier, l’Algérie et la France ont engagé ces derniers un nouveau processus de sortie de crise, ponctué par l’échange de visites ministérielles et la relance de la coopération migratoire et sécuritaire notamment. Mais il restait l’écueil de cette détention de l’agent consulaire algérien en France et celle du journaliste français Christophe Gleizes en Algérie.

Le PNAT a requis la remise en liberté de l’agent consulaire algérien 

Un premier grand pas vient peut-être d’être fait dans le sens d’un dénouement. Le Monde rapporte ce mardi 30 juin que le Parquet national antiterroriste (PNAT) a requis le 11 juin la remise en liberté de l’agent consulaire algérien et son placement sous contrôle judiciaire, estimant que son maintien en détention n’est plus justifié. La réquisition fait suite à une demande de remise en liberté provisoire introduite par la défense. Mais la décision revient aux juges et c’est à ce niveau que les choses se bloquent pour le moment. La demande de remise en liberté a été rejetée le 18 juin, la défense a fait appel et la requête sera réexaminée le 13 juillet.

Pour Le Monde, il s’agit d’un “évident assouplissement” de la position du ministère public sur ce dossier, sachant que le parquet a jusqu’à présent rejeté toutes les demandes de remise en liberté.

Le journal se demande s’il ne faut pas voir “dans cette nouvelle flexibilité un lien avec les efforts en coulisse entre Paris et Alger pour solder la crise et permettre la libération de M. Gleizes”.

Précision utile, dans le système judiciaire français, les magistrats du parquet sont placés directement sous l’autorité du ministre de la Justice, donc de l’Exécutif.

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