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France : une agente de la préfecture de Paris au cœur d’un réseau de trafic de visas et de titres de séjour

Par Ali Aomar4 min de lecture
France : une agente de la préfecture de Paris au cœur d’un réseau de trafic de visas et de titres de séjour
Résumé IA

Une ancienne agente administrative de la préfecture de police de Paris, âgée de 27 ans, est jugée pour son implication présumée dans un réseau de trafic de visas et de titres de séjour destinés à des ressortissants marocains.

Entre début 2023 et mars 2024, elle aurait facilité l'obtention de documents administratifs irréguliers en échange de rémunérations, en utilisant sa position professionnelle pour transmettre des informations confidentielles.

L'enquête de l'Office de lutte contre le trafic illicite de migrants a identifié environ cent bénéficiaires de ce système organisé, impliquant un rabatteur en région parisienne et un donneur d'ordres basé au Maroc.

Les faits reprochés incluent la constitution de dossiers frauduleux, la fourniture de faux documents et le maintien irrégulier de personnes sur le territoire français via des procédures administratives contournées.

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Une ancienne agente de la préfecture de Paris est jugée ce mardi 30 juin 2026 devant le tribunal correctionnel de la capitale. Elle est mise en cause dans une affaire liée à un système présumé de trafic de visas et de titres de séjour. Les faits examinés portent sur plusieurs mois d’activité et impliquent différents acteurs. La prévenue est soupçonnée d’avoir facilité des démarches administratives irrégulières au profit de ressortissants étrangers.

La femme mise en cause est une ancienne agente administrative de la préfecture de police de Paris, âgée de 27 ans. Elle occupait un poste de catégorie C au sein de l’administration. Elle est soupçonnée d’avoir utilisé sa position professionnelle pour transmettre des informations et des conseils à un réseau organisé.

Selon les éléments de l’enquête, l’agente aurait facilité l’obtention de visas et de titres de séjour pour des ressortissants marocains en échange de rémunérations. Le dossier porte sur une période allant de début 2023 à mars 2024, rapporte Le Parisien.

Des faits présumés commis en lien avec un réseau organisé

Les investigations évoquent une organisation structurée impliquant plusieurs acteurs. La prévenue aurait agi en lien avec un rabatteur installé en région parisienne ainsi qu’une personne présentée comme donneuse d’ordres basée au Maroc.

Les faits reprochés concernent une infraction présumée commise en bande organisée, portant sur l’entrée, la circulation et le séjour irréguliers de ressortissants marocains sur le territoire français.

Une centaine de bénéficiaires identifiés dans l’enquête

L’enquête menée par l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim) indique qu’environ une centaine de personnes auraient bénéficié de ce système. Les ressortissants concernés auraient obtenu des visas ou des titres de séjour à partir de dossiers comportant des documents falsifiés.

Les enquêteurs estiment que ces démarches auraient permis des entrées et des séjours irréguliers en France sur une période de plus d’un an. Les faits supposés incluent également des demandes de régularisation administrative fondées sur des documents frauduleux.

Des mécanismes de fraude administrative détaillés par l’enquête

Selon les éléments recueillis, l’ex-agente aurait participé à la constitution de dossiers contenant de faux documents afin d’obtenir des visas de manière indue. Elle aurait également fourni des informations permettant de contourner les procédures administratives classiques.

L’enquête mentionne aussi un rôle dans le maintien sur le territoire français de personnes entrées de manière irrégulière, via la production ou l’utilisation de documents falsifiés. Les faits sont examinés dans le cadre d’une procédure judiciaire ouverte devant le tribunal correctionnel de Paris.

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