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Sans-papiers en Espagne : de faux certificats de résidence vendus à 700 euros

Par Ali Aomar4 min de lecture
Sans-papiers en Espagne : de faux certificats de résidence vendus à 700 euros
Résumé IA

La police espagnole a démantelé un réseau de fabrication de faux certificats de résidence vendus 700 euros aux sans-papiers en Andalousie.

Neuf personnes ont été arrêtées lors de l'opération « Operación Calvario » menée par les unités UCRIF dans la province d'Almería. Les faux documents, appelés « empadronamiento », indiquaient tous une même adresse fictive à Tabernas et servaient à justifier une présence administrative auprès des autorités.

L'enquête a débuté en décembre 2025 après la détection de certificats suspects présentés aux services administratifs. Les arrestations se sont déroulées en plusieurs phases entre janvier et février 2026, dont celle du facilitateur principal identifié à son retour d'étranger.

Les suspects, de nationalité marocaine, ont été présentés devant le tribunal d'Almería et remis en liberté sous contrôle judiciaire. Les investigations se poursuivent pour identifier l'ensemble des circuits de distribution et les ramifications du réseau.

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En Espagne, une enquête de la police nationale a conduit au démantèlement d'un réseau accusé de fabrication de faux certificats de résidence. Ces documents étaient utilisés dans des démarches liées au séjour des étrangers dans le pays. L'opération s'est déroulée dans la province d'Almería, en Andalousie.

La police nationale espagnole a lancé une opération baptisée « Operación Calvario » pour mettre fin à ce réseau. L'enquête a été menée par les unités spécialisées UCRIF, chargées de la lutte contre les réseaux d'immigration irrégulière et de falsification de documents. Les investigations ont permis d'identifier plusieurs personnes impliquées dans la fabrication et l'utilisation de certificats de résidence falsifiés.

Au total, neuf personnes ont été arrêtées. Parmi elles figurent des individus soupçonnés d'avoir facilité la production et la distribution de documents administratifs frauduleux. Huit autres personnes, de nationalités étrangères, sont accusées d'avoir utilisé ces certificats dans des démarches auprès des services d'immigration espagnols.

Un système basé sur de faux certificats de résidence

Les documents falsifiés concernaient des certificats d'enregistrement de résidence, connus sous le nom d'« empadronamiento ». Ces certificats sont nécessaires pour plusieurs démarches administratives en Espagne, notamment pour les demandes de régularisation ou de regroupement familial.

Selon les enquêteurs, les faux documents indiquaient tous une même adresse située dans la commune de Tabernas, en Andalousie, dans une habitation située rue Calvario. L'enquête a montré que les personnes concernées ne résidaient pas à cette adresse, occupée depuis plusieurs décennies par une famille espagnole sans lien avec l'affaire. Le prix de vente de ces certificats falsifiés était fixé à 700 euros. Les documents étaient ensuite utilisés pour tenter de justifier une présence administrative auprès des autorités locales.

Déroulement de l'enquête et identification des suspects

L'enquête a débuté en décembre 2025 après la détection de plusieurs certificats suspects transmis aux services administratifs. Les premiers contrôles ont révélé des incohérences entre les documents présentés et les registres officiels des municipalités concernées. Les investigations ont permis de remonter jusqu'à plusieurs groupes de suspects.

Les forces de l'ordre ont procédé à des arrestations en plusieurs phases, d'abord en janvier 2026 avec six interpellations, puis deux autres quelques jours plus tard, avant l'arrestation d'un facilitateur principal identifié par les enquêteurs. Ce dernier a été interpellé à son retour en Espagne, où il se trouvait à l'étranger au moment des premières arrestations.

Procédure judiciaire et suites de l'affaire

Les personnes arrêtées ont été présentées devant le tribunal d'instruction numéro 6 d'Almería. Les autorités judiciaires ont ouvert une procédure pour falsification de documents administratifs et usage de faux. Les suspects sont de nationalité marocaine, selon les éléments de l'enquête.

À l'issue des premières comparutions, les mis en cause ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec obligation de se présenter aux convocations de la justice. L'enquête se poursuit afin de déterminer l'ensemble des circuits de distribution des documents falsifiés et les éventuelles ramifications du réseau.

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