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Algérie-Espagne : Pedro Sanchez attendu le 20 juillet à Alger

Par Aylan Afir4 min de lecture
Algérie-Espagne : Pedro Sanchez attendu le 20 juillet à Alger
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Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez se rendra à Alger le 20 juillet, marquant une normalisation des relations après quatre années de crise diplomatique.

Les tensions entre l'Algérie et l'Espagne ont éclaté en mars 2022 lorsque Madrid a soutenu le plan marocain d'autonomie pour le Sahara occidental, provoquant la colère d'Alger favorable à l'autodétermination du peuple sahraoui.

L'Algérie avait suspendu le traité d'amitié de 2002 et restreint les échanges commerciaux, créant une rupture politique et économique entre les deux pays.

Depuis, les relations commerciales ont progressivement repris, créant un cadre favorable au dialogue politique et permettant aux deux gouvernements de transcender leurs différends malgré le désaccord persistant sur le Sahara occidental.

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Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez est attendu le 20 juillet à Alger, dans un contexte de rapprochement entre l’Algérie et l’Espagne après plusieurs années de fortes tensions diplomatiques.

Selon le média espagnol The Objective qui a donné cette information ce samedi 4 juillet 2026, le déplacement marque une nouvelle étape dans la normalisation des rapports entre les deux pays, longtemps affectés par leur profond désaccord sur la question du Sahara occidental.

Une visite qui referme la crise ouverte en mars 2022

Les relations entre Alger et Madrid s’étaient dégradées à partir de mars 2022. En cause, le changement de position du gouvernement de Pedro Sanchez sur le Sahara occidental et son soutien au plan marocain d’autonomie pour ce territoire.

La décision espagnole avait provoqué la colère des autorités algériennes, traditionnellement favorables au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Alger avait alors dénoncé un revirement de Madrid sur un dossier au cœur des tensions régionales en Afrique du Nord, et surtout pris en charge par l'Organisation des nations unies (ONU).

La crise avait rapidement dépassé le cadre diplomatique. L’Algérie avait suspendu le traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération conclu avec l’Espagne en 2002. Les échanges économiques entre les deux pays avaient aussi subi les conséquences de cette rupture politique.

Le Président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, effectuera une visite à Alger le 20 juillet prochain, rapporte le média espagnol theobjective. https://t.co/kswOTjzb50 via @TheObjective_es

— Ali Boukhlef (@alakli) July 4, 2026

Les échanges commerciaux ont retrouvé leur cours normal

Depuis, Alger et Madrid ont progressivement renoué le dialogue. La reprise des relations commerciales a constitué l’un des principaux signes de cette détente. Les opérations entre entreprises algériennes et espagnoles ont retrouvé leur cours normal, après une période marquée par les restrictions et les incertitudes.

Ce retour des échanges a contribué à recréer un cadre plus favorable aux discussions politiques. L’Espagne et l’Algérie entretiennent des liens économiques anciens, tandis que les relations énergétiques occupent une place particulière dans leurs rapports bilatéraux.

La visite annoncée de Pedro Sanchez intervient donc après plusieurs signaux de normalisation. Elle montre que les deux gouvernements ont choisi de transcender leurs différends, malgré le désaccord qui subsiste autour du Sahara occidental.

Alger et Madrid privilégient désormais le dialogue

Le déplacement du chef du gouvernement espagnol doit permettre aux responsables des deux pays de poursuivre ce rapprochement et de consolider les canaux de coopération bilatérale.

Pour Madrid, le rétablissement d’une relation stable avec Alger répond à des intérêts diplomatiques et économiques directs. Pour l’Algérie, la reprise du dialogue avec l’Espagne permet de réinstaller une relation institutionnelle après près de quatre années de tensions.

La venue de Pedro Sanchez à Alger le 20 juillet apparaît ainsi comme le symbole politique d’une crise désormais dépassée dans la relation bilatérale. Sans effacer leurs positions respectives sur le Sahara occidental, l’Algérie et l’Espagne semblent désormais privilégier la reprise des échanges et le dialogue entre leurs gouvernements.

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