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Marocains détenus en Algérie : le Maroc promet enfin d'agir

Par Mohamed Rahmani4 min de lecture
Marocains détenus en Algérie : le Maroc promet enfin d'agir
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Le gouvernement marocain s'engage à accélérer les démarches pour rapatrier ses ressortissants détenus en Algérie, selon une annonce du ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita.

Selon le député de Larache Mohamed Simou, 75 Marocains sont actuellement emprisonnés en Algérie et 92 autres en Libye, soit 167 ressortissants concernés au total.

Les familles de détenus condamnés par la justice algérienne peuvent désormais déposer des demandes auprès du ministère marocain pour engager des procédures diplomatiques de transfert vers le Maroc.

L'Algérie a déjà rapatrié plusieurs groupes de Marocains ces dernières années, tandis que des réseaux de passeurs facturent entre 70 000 et 90 000 dirhams par personne pour des passages clandestins vers l'Europe.

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Le gouvernement marocain affirme vouloir accélérer les démarches pour le retour de ses ressortissants détenus en Algérie. Cette annonce intervient alors que l'Algérie a déjà procédé, à plusieurs reprises ces dernières années, au rapatriement de groupes de Marocains arrêtés après des tentatives d'émigration clandestine.

L'annonce de Rabat suscite l'espoir chez plusieurs familles marocaines dont les proches sont actuellement détenus en Algérie. Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a indiqué que les autorités étaient prêtes à engager les démarches nécessaires afin de faciliter leur transfert vers le Maroc.

Marocains détenus en Algérie : Rabat annonce de nouvelles démarches

Le dossier a été évoqué lors d'une réunion entre Nasser Bourita et le député de Larache Mohamed Simou. Selon ce dernier, 75 Marocains sont actuellement détenus en Algérie, tandis que 92 autres se trouvent en Libye, soit un total de 167 ressortissants marocains concernés.

Pour les personnes déjà condamnées par la justice algérienne, les familles sont invitées à déposer des demandes auprès du ministère marocain des Affaires étrangères. L'objectif est de permettre l'ouverture de procédures diplomatiques en vue d'un éventuel transfert vers le Maroc, où les détenus pourraient purger le reste de leur peine, conformément aux accords applicables lorsque les conditions juridiques sont réunies.

L'Algérie a déjà rapatrié plusieurs groupes de Marocains

Cette annonce intervient alors que l'Algérie a déjà procédé à plusieurs opérations de rapatriement de ressortissants marocains ces dernières années. À différentes reprises, les autorités algériennes ont remis aux autorités marocaines des groupes de détenus ayant terminé leur peine ou bénéficié de mesures prévues par les procédures en vigueur.

Parallèlement, les services de sécurité algériens interceptent régulièrement des candidats à l'immigration clandestine qui tentent de traverser le territoire national dans l'espoir de rejoindre l'Europe.

Contrairement aux flux migratoires habituellement observés en Méditerranée, une partie de ces migrants sont des jeunes Marocains qui quittent leur pays en quête de meilleures perspectives économiques et sociales. Les réseaux de passeurs leur proposent des itinéraires traversant la Tunisie, l'Algérie et parfois la Libye avant une tentative de traversée vers les côtes italiennes.

Des réseaux de passeurs exploitent les candidats à l'exil

Selon les informations communiquées par le député Mohamed Simou, ces filières clandestines réclament entre 70'000 et 90'000 dirhams par personne en promettant un passage vers l'Europe. Beaucoup de candidats sont finalement arrêtés avant d'atteindre leur destination. Certains sont poursuivis pour entrée ou séjour irrégulier sur le territoire algérien, tandis que d'autres sont remis aux autorités compétentes dans le cadre des procédures judiciaires.

Pour les familles des détenus marocains, l'annonce de Rabat représente une belle promesse. Si les démarches aboutissent, elles pourraient permettre à une partie des ressortissants concernés de retrouver leur pays après plusieurs mois, voire plusieurs années de détention, dans le respect des procédures judiciaires et des accords entre les États.

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