Tebboune : “Zéro patient algérien à l’étranger, c’est une question de nif”

Le président Abdelmadjid Tebboune a fixé l'objectif ambitieux d'atteindre zéro patient algérien se faisant soigner à l'étranger, affirmant que c'est « une question de nif ».
Cet engagement a été annoncé le 5 juillet lors de l'inauguration d'un hôpital de cardiologie pédiatrique de 80 lits à Mahelma, le premier établissement algérien entièrement numérisé.
Le président a exhorté les staffs médicaux à renforcer les infrastructures, compétences et équipements du système de santé algérien pour traiter toutes les maladies sur le territoire national.
Ce départ des patients à l'étranger représente une saignée importante en devises pour l'Algérie et reste une question sensible exploitée politiquement par les détracteurs du pays.
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Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a pris un autre engagement fort. Il concerne le sujet très sensible du transfert des malades algériens pour des soins à l’étranger.
La date choisie pour l’annoncer est aussi très symbolique : un 5 juillet, jour de la célébration du recouvrement de l’indépendance. “C’est une question de nif”, a-t-il dit.
Soins à l’étranger : Tebboune fixe le cap
Abdelmadjid Tebboune a inauguré dimanche 5 juillet plusieurs infrastructures stratégiques à Alger, dont un hôpital de cardiologie pédiatrique de 80 lits à Mahelma. C’est le premier hôpital algérien “100% numérisé”.
Dans son intervention sur place, devant notamment le ministre de la Santé Mohamed Seddik Ait Messaoudène, le président a fixé un objectif très ambitieux, pas seulement pour le nouvel hôpital, mais pour tout le système de santé algérien : disposer de toutes les structures, des compétences et des équipements nécessaires pour ne plus devoir envoyer des patients algériens se faire soigner à l’étranger.
Tebboune sur les soins à l’étranger : « C’est une question de nif, et non pas d’argent”
“J’encourage tous les staffs médicaux à continuer jusqu’à arriver à zéro Algérien qui va à l’étranger (pour se faire soigner, ndlr), quelle que soit leur maladie”, a-t-il dit.
“C’est une question de nif, pas une question d’argent”, a-t-il poursuivi.
Le transfert des patients algériens à l’étranger est une question très sensible en Algérie. Par exemple, dans leurs attaques contre l’Algérie, les anti-algériens en France utilisent régulièrement cette question en exagérant sur le nombre d’Algériens pris en charge dans les hôpitaux français et le chiffre de prétendues dettes impayées à la sécurité sociale française.
Des accusations et des chiffres maintes fois démentis par les autorités algériennes, assurant que l’Algérie a toujours respecté les clauses des conventions bilatérales y afférentes. Aussi, le départ des maladies pour se soigner à l’étranger représente une saignée importante en devises pour le pays. Le président Tebboune a bien choisi la date et les mots pour annoncer la résolution de l’Algérie à prendre en charge tous ses malades.
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