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Étudiants étrangers en France : cette université facilite les titres de séjour

Par Ali Aomar5 min de lecture
Étudiants étrangers en France : cette université facilite les titres de séjour
Résumé IA

L'université de Caen Normandie a signé une convention avec la préfecture de la Manche le 6 juillet 2026 pour simplifier les démarches de titres de séjour des étudiants étrangers.

L'accord vise à raccourcir les délais de traitement et à éviter les interruptions de droits au séjour, notamment en désalignant la validité des titres de l'année universitaire.

La convention facilite également le passage du statut d'étudiant à salarié via les « passeports talents », répondant aux besoins industriels locaux en nucléaire et énergies marines.

L'université accueille 33 000 étudiants dont 10 % étrangers, avec 110 étudiants internationaux sur les campus de la Manche en 2025-2026.

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L'université de Caen Normandie a signé une convention avec la préfecture de la Manche pour simplifier les démarches administratives des étudiants étrangers. L'accord vise à fluidifier la délivrance et le renouvellement des titres de séjour sur les campus de Saint-Lô et Cherbourg-en-Cotentin.

La signature de cette convention a eu lieu le lundi 6 juillet 2026, sur le campus de Saint-Lô de l'IUT Grand Ouest Normandie. L'accord a été conclu entre la préfecture de la Manche et l'université de Caen Normandie, en présence de Philippe Brugnot, secrétaire général de la préfecture, et de Lamri Adoui, président de l'université. Étaient également présents Sébastien Fagnen et Béatrice Gosselin, sénateurs de la Manche, ainsi qu'Emmanuelle Lejeune, maire de Saint-Lô.

L'université de Caen Normandie accueille environ 33 000 étudiants, dont près de 10 % sont de nationalité étrangère. Sur les campus de la Manche, 1 200 étudiants étaient inscrits en 2025-2026, dont 110 étudiants internationaux. L'établissement compte par ailleurs 550 accords d'échanges avec 325 universités partenaires réparties dans 64 pays.

Un objectif de continuité des droits au séjour pour les étudiants

La convention a pour objectif de raccourcir les délais de traitement des demandes et d'éviter les interruptions dans les droits au séjour. Philippe Brugnot, secrétaire général de la préfecture de la Manche, a expliqué au média ICI que la durée de validité des titres de séjour n'est plus calée sur l'année universitaire. Un étudiant étranger peut ainsi enchaîner ses années universitaires sans s'inquiéter au mois d'août de savoir si son titre sera renouvelé pour septembre.

Kenz Sudqi, doctorante marocaine à l'IUT de Saint-Lô, a témoigné des difficultés rencontrées dans ses démarches. Elle a indiqué avoir essuyé des refus de titre de séjour par le passé et a qualifié le parcours en doctorat de « compliqué », contrairement à l'inscription en master, qu'elle juge plus simple.

Le changement de statut étudiant-salarié simplifié

La convention prévoit également une simplification du passage du statut d'étudiant à celui de salarié. Lamri Adoui, président de l'université, a indiqué que les territoires de Saint-Lô et Cherbourg-en-Cotentin présentent des enjeux industriels importants, avec un taux de chômage bas et un nombre d'étudiants insuffisant pour répondre aux besoins locaux.

La préfecture a engagé un travail avec les principaux employeurs de la Manche, notamment Orano, Naval Group, Flamanville et le secteur agroalimentaire. Philippe Brugnot a précisé que l'objectif est de pouvoir attribuer un titre de séjour aux personnes disposant des compétences recherchées, en particulier lors du passage du statut d'étudiant à celui de salarié, via les « passeports talents ».

Une attractivité renforcée pour le territoire normand

L'accord s'inscrit dans une dynamique d'attractivité du territoire normand. La Manche connaît un développement des filières énergétiques et un besoin croissant de compétences dans les domaines du nucléaire, des énergies marines renouvelables et de l'industrie du futur.

Des conventions similaires sont déjà en vigueur dans le Calvados, mais aucune démarche de ce type n'a encore été mise en place dans l'Orne. Cette convention vient compléter le dispositif existant, avec une attention particulière portée aux étudiants en doctorat, dont les parcours sont jugés plus contraignants sur le plan administratif.

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