3e féminicide depuis début juillet : une jeune femme enceinte tuée par son mari à Oum El Bouaghi

Une jeune femme enceinte a été tuée par son mari à Oum El Bouaghi, portant à trois le nombre de féminicides enregistrés en Algérie depuis début juillet.
Le trentenaire a frappé sa conjointe, mariée depuis quelques mois, avant de tenter de se suicider en ingérant du détergent chimique toxique.
À Bordj Bou Arréridj, une femme enceinte d'une vingtaine d'années a également été tuée par son mari lors d'une altercation.
À Tébessa, une femme de 55 ans a été assassinée à l'arme blanche le 2 juillet, son père moudjahid de 96 ans étant gravement blessé lors de l'attaque.
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Trois vies fauchées en moins d’une semaine. L’Algérie traverse une séquence noire où le huis clos conjugal et la violence aveugle se transforment en tribunaux de sang pour les femmes.
Derrière l’horreur des faits divers, c’est le cri d’alarme d’une société entière qui résonne face à l’urgence de briser la mécanique du féminicide.
Le rituel est devenu une intolérable routine. Un titre choc en page criminelle, une enquête ouverte, et ce sentiment d’effroi, lancinant, qui s’installe.
En l’espace de quelques jours à peine, la chronique des violences faites aux femmes s’est alourdie de trois destins brisés, de Tébessa à Oum El Bouaghi, en passant par Bordj Bou Arréridj.
Hier encore, la ville de Aïn Fakroun s’est réveillée sous le choc d’un drame absolu, qui vient tragiquement allonger la liste noire des violences faites aux femmes.
Un jeune homme d’une trentaine d’années a froidement arraché la vie à son épouse, avant de tenter de se suicider en ingurgitant un produit chimique. Un crime atroce. Un féminicide de trop. Un de plus qui suscite autant d’effroi que de colère.
Série de féminicides en Algérie : trois femmes tuées en une semaine
Selon des sources locales concordantes, le drame s’est noué en plein centre-ville. Pris d’une fureur destructrice, le trentenaire a semé le chaos au sein du domicile conjugal avant de s’en prendre sauvagement à sa conjointe, qu’il venait d’épouser il y a à peine quelques mois.
Les coups ont été fatals. Alertés par le vacarme et les appels au secours, les voisins ont immédiatement contacté les éléments de la Protection civile.
Mais pour la jeune mariée, il était déjà trop tard. Son bourreau a pris la fuite avant de s’écrouler quelques mètres plus loin, inconscient sur le trottoir. Le quadrillage de sa dérive a révélé qu’il avait ingéré une quantité massive de détergent chimique toxique.
Pris de graves complications, il a été évacué en urgence absolue vers une clinique privée où il se trouve toujours sous surveillance médicale stricte.
Pendant ce temps, la dépouille de son épouse a été transférée vers la morgue de l’hôpital local. Une autopsie a été ordonnée par le médecin légiste pour déterminer avec exactitude les causes d’un décès qui vient, une fois encore, rappeler l’urgence de briser le cycle de cette violence systémique.
Chronique d’un été meurtrier : Le rappel des récents drames
L’horreur d’Oum El Bouaghi n’est malheureusement que le dernier acte d’une tragédie nationale qui s’accélère à une vitesse vertigineuse.
Il y a quelques jours à peine, à Bordj Bou Arréridj, subissait le même traumatisme. Une jeune femme d’une vingtaine d’années, elle aussi enceinte, y succombait sous les coups de son mari lors d’une altercation au coucher du soleil, avant que le suspect ne tente de se donner la mort en se poignardant à l’abdomen.
À cette terreur domestique s’ajoute la barbarie crapuleuse qui a ensanglanté Tébessa le 2 juillet dernier.Une femme de 55 ans y a été sauvagement assassinée à l’arme blanche pour avoir simplement ouvert la porte de son domicile à des assaillants.
Un déchaînement de violence qui a également pris pour cible son père, un moudjahid de 96 ans, laissé pour mort et souffrant de traumatismes crâniens majeurs. Trois drames, trois visages, une même urgence : briser l’engrenage avant que la liste ne devienne définitivement un gouffre.