Croissance, réformes, énergie : l’Algérie marque de bons points auprès du FMI en 2026

Par Amina Aouadi3 min de lecture
Croissance, réformes, énergie : l’Algérie marque de bons points auprès du FMI en 2026
Résumé IA

Le Fonds monétaire international a salué les réformes économiques de l'Algérie lors de sa mission de juin, soulignant les progrès en diversification et la sortie de la liste grise du GAFI.

Le FMI a particulièrement apprécié la stratégie de transition visant à réduire la dépendance aux hydrocarbures par le développement agricole et minier.

L'Algérie a également marqué des points en matière de gouvernance financière, notamment par son retrait officiel de la surveillance renforcée contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

L'institution prévoit une croissance du PIB de 3,8 % pour 2026, portée par les cours favorables des hydrocarbures et une meilleure maîtrise des importations.

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À l’issue de sa récente mission à Alger, le Fonds monétaire international (FMI) a dressé un bilan très positif des réformes économiques du pays. L’institution souligne notamment les progrès en matière de diversification et la sortie de la liste grise du GAFI.

L’économie algérienne affiche de solides arguments. C’est le principal enseignement des conclusions rendues par le Fonds monétaire international (FMI), après une mission de deux semaines menée à Alger (du 16 au 30 juin) dans le cadre des consultations annuelles au titre de l’article IV.

Dans son rapport, l’organisation financière internationale a exprimé sa satisfaction face aux mutations structurelles engagées par les autorités algériennes.

Cap sur la diversification et la transparence financière

Le FMI a particulièrement mis en avant la stratégie de transition économique du pays. Les efforts consentis pour réduire la dépendance aux hydrocarbures, notamment à travers le développement des filières agricole et minière, ont été chaleureusement salués.

Pour pérenniser ces acquis, l’institution de Bretton Woods invite toutefois Alger à maintenir le cap des réformes afin de stimuler l’attractivité des investissements privés et d’accroître la compétitivité nationale.

Autre motif de satisfaction majeur : les avancées en matière de gouvernance financière. Le FMI s’est félicité du retrait officiel de l’Algérie de la « liste grise » des pays soumis à une surveillance renforcée concernant le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Cette sortie est qualifiée de performance de premier plan, témoignant de la détermination politique du gouvernement à assainir son cadre réglementaire.

Modernisation des financements et ambition énergétique

Sur le plan budgétaire, les initiatives visant à explorer de nouveaux leviers de financement ont également retenu l’attention des experts.

Le rapport mentionne de manière positive l’introduction des premiers Sukuk souverains (titres financiers islamiques) ainsi que le soutien financier à venir d’une banque de développement régionale.

Par ailleurs, les analystes du Fonds estiment que l’Algérie dispose d’atouts géostratégiques majeurs. Sa position géographique privilégiée, combinée à son potentiel énergétique, représente un véritable tremplin pour consolider son statut de fournisseur clé sur les marchés européen et africain.

Des indicateurs au vert pour 2026

Portée par la vigueur des cours des hydrocarbures, l’activité économique nationale devrait maintenir un rythme soutenu. Le FMI table sur une progression du PIB de 3,8 % pour l’année en cours.

Cette conjoncture énergétique favorable devrait mécaniquement doper les revenus d’exportation et renflouer les caisses de l’État.

Couplée à une maîtrise accrue des flux d’importation, cette dynamique devrait permettre une réduction significative du déficit extérieur à court terme, consolidant ainsi la trajectoire positive de l’économie algérienne.

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