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Visée par une OQTF, une famille algérienne assignée à résidence en France

Par Ali Aomar4 min de lecture
Visée par une OQTF, une famille algérienne assignée à résidence en France
Résumé IA

Une famille algérienne installée en France depuis décembre 2017 fait face à une obligation de quitter le territoire français assortie d'une assignation à résidence, après le rejet de ses demandes de titre de séjour par le préfet de la Marne en mai 2026.

Tayeb Djellal, père de trois enfants dont deux sont nés ou scolarisés en France, invoque son engagement bénévole local, ses problèmes de santé et sa micro-entreprise pour justifier sa régularisation administrative.

Il anime une émission radio, aide la Banque alimentaire et a fondé l'association « Passerelles de l'humanité » pour promouvoir la fraternité et lutter contre les discriminations.

La famille demande la clémence du préfet, arguant que ses enfants sont intégrés à l'école française et que le foyer s'est profondément enraciné dans la région.

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ObservAlgérie

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Une famille algérienne installée en France depuis décembre 2017 a lancé un appel à la solidarité auprès des médias, des élus et des associations. Le père, âgé de bientôt 61 ans, voit sa famille désormais sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une assignation à résidence. L'intéressé demande la clémence du préfet de la Marne pour que sa famille puisse rester en France.

Tayeb Djellal, ressortissant algérien, est arrivé en France en décembre 2017 avec sa compagne et leurs enfants. Le troisième enfant du couple est né à Châlons-en-Champagne en 2018 et y est scolarisé depuis la maternelle. Le fils aîné, Massinissa, est actuellement au lycée Jean-Talon et souhaite poursuivre un cursus de master.

En mai 2026, le préfet de la Marne, Romain Royet, a rejeté les demandes de titre de séjour formulées par la famille Djellal. Cette décision a entraîné la délivrance d'une obligation de quitter le territoire français, accompagnée d'une assignation à résidence. Le foyer, composé de Tayeb Djellal, de sa compagne et de leurs trois enfants, se trouve désormais dans l'attente d'une issue à cette procédure administrative, rapporte l'Hebdo du Vendredi ce jeudi 9 juillet 2026.

Un appel à la solidarité pour obtenir la clémence

Tayeb Djellal a adressé un appel à la solidarité aux médias, aux élus et aux associations locales. Dans ses déclarations, il indique : « Nous ne demandons aucun privilège, simplement qu'une attention particulière soit portée à nos efforts d'intégration, à la scolarité de nos enfants et à notre profond attachement à la France. » Cet appel témoigne du souhait de sa famille de voir sa situation administrative régularisée.

L'intéressé fait valoir plusieurs arguments pour obtenir un réexamen du dossier de sa famille. Il souffre de problèmes cardiaques nécessitant un suivi médical régulier. Il a créé une micro-entreprise pour développer une activité de services, ce qui atteste de sa volonté de s'insérer économiquement dans le tissu local.

Un engagement associatif reconnu à Châlons-en-Champagne

Plusieurs représentants d'associations locales ont témoigné par écrit de l'implication de Tayeb Djellal en tant que bénévole. Il anime une émission sur les ondes de Radio Mau-Nau, une radio associative locale. Il apporte également son aide à la Banque alimentaire, une action de solidarité auprès des personnes dans le besoin.

Tayeb Djellal a fondé l'association « Passerelles de l'humanité ». Selon ses statuts, cette structure a pour objet d'« organiser des actions favorisant la fraternité et lutter contre toutes les formes de haine, de discrimination et d'antisémitisme. » Cet engagement associatif est reconnu par plusieurs acteurs locaux, qui ont apporté leur soutien à sa demande de régularisation.

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