Algérie : la FAF confie le sort de Petkovic à une commission

La Fédération algérienne de football a confié à une commission l'évaluation du bilan de Vladimir Petkovic, sans trancher définitivement sur son avenir à la tête des Fennecs.
Le Bureau fédéral de la FAF, réuni le 11 juillet, a décidé de reporter la décision concernant le sélectionneur suisse, très contesté après l'élimination de l'Algérie en 1/16 de finale du Mondial 2026 face à la Suisse.
Une séparation à l'amiable avait d'abord été annoncée, mais le coût financier exorbitant du départ de Petkovic pourrait contraindre la fédération à le maintenir malgré la colère du public.
Le sélectionneur, engagé en mars 2024 à 135 000 euros mensuels, a vu son contrat prolongé jusqu'en 2028 avec une revalorisation à 160 000 euros mensuels en juin, rendant son licenciement très onéreux pour les caisses de la FAF.
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L’avenir de Vladimir Petkovic à la tête de l’équipe d’Algérie n’est pas encore tranché. Réuni ce samedi 11 juillet, le Bureau fédéral de la Fédération algérienne de football (FAF) a décidé de confier à une commission l’évaluation du bilan du technicien suisse.
« Le Bureau fédéral de la FAF a confié à une commission l’évaluation du bilan du sélectionneur national Vladimir Petkovic. Une décision sera prise dans l’intérêt de l’équipe nationale et du football algérien », a indiqué la Télévision algérienne. De son côté, la FAF n’a pas publié le compte-rendu de la réunion.
Équipe d’Algérie : l’avenir de Petkovic au menu de la réunion du BF de la FAF
Vendredi, une information donnée par la Radio algérienne a semé le doute sur les intentions de la FAF concernant l’avenir de Vladimir Petkovic. Selon la radio publique, l’instance fédérale aurait décidé de le maintenir à la tête des Fennecs.
Cela fait plus d’une semaine que l’Algérie est éliminée du Mondial 2026, en 1/16 de finale après sa défaite face à la Suisse (0-2) vendredi 03 juillet, mais la Fédération algérienne de football (FAF) n’a pas encore fait le bilan de la participation des Verts à ce tournoi.
Le sujet qui tient en haleine l’opinion publique, c’est l’avenir du sélectionneur, très contesté après le visage montré par l’équipe notamment, face à l’Argentine et à la Suisse. Dès le lendemain de l’élimination, une source officielle avait révélé à TSA que la FAF et le sélectionneur suisse avaient convenu d’une séparation à l’amiable, moyennant le paiement de deux mois de salaire au coach.
Avenir de Petkovic : la FAF gagne du temps
“C’est impossible de continuer avec Petkovic, tout le peuple est contre lui. Un accord à l’amiable a été trouvé entre lui et la FAF”, a indiqué la même source. D’autres médias ont donné la même information.
L’annonce n’avait pas surpris, tant le coach fait désormais l’unanimité contre lui chez le public et sur les plateaux sportifs. La séparation était inéluctable malgré la prolongation incompréhensible du contrat du sélectionneur début juin, quelques jours avant le coup d’envoi du Mondial nord-américain.
Ce qui surprend, en revanche, c’est cette annonce faite vendredi soir par la radio algérienne. Selon le média public, la fédération aurait finalement changé d’avis et décidé de maintenir le Suisse d’origine bosniaque à la tête des Verts. La FAF aurait seulement exigé d’adjoindre au staff un entraîneur local qui connaît mieux les arcanes du football algérien.
Alors que des noms étaient avancés pour le remplacer, comme l’ancien international Antar Yahia, Petkovic pourrait finalement ne pas bouger.
Si ce revirement se confirme, il s’expliquerait par le coût financier exorbitant d’une séparation avec le coach contre son gré. Engagé en mars 2024 pour un salaire mensuel de 135 000 euros, Vladimir Petkovic a obtenu la prolongation de son contrat jusqu’en 2028 avec à la clé une revalorisation salariale portée à 160 000 euros mensuels. C’était le 7 juin dernier. La FAF redoutait la réédition du scénario de Vahid Halilhodzic qui, après un bon Mondial 2014 avec l’Algérie, avait été submergé de propositions après le tournoi et avait quitté son poste.
Mais la fédération semble avoir fait un mauvais calcul et se retrouve devant un véritable dilemme. Elle risque d’être contrainte, pour des considérations de trésorerie, de garder un sélectionneur malgré la colère du public. Cette communication officieuse à travers un média public pourrait être un ballon de sonde pour tâter l’opinion.
Pour trancher cette question, son président Walid Sadi a préféré créer une commission pour évaluer le bilan du sélectionneur. Une façon de gagner du temps et de temporiser en attendant de prendre une décision finale.
Pour le moment, aucune annonce officielle n’a été faite. Ce silence à lui seul pourrait être le signe que les deux parties ne sont pas parvenues à un accord pour une séparation à l’amiable. Si Vladimir Petkovic ne renonce pas à l’intégralité de son dû, cela coûterait cher aux caisses de la fédération. Celle-ci pourrait, dans ce cas, être contrainte en effet de le garder.
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