Petkovic refuse de partir : voilà comment Sadi compte le pousser vers la sortie

Vladimir Petkovic a refusé de quitter son poste de sélectionneur algérien et s'accroche à son contrat jusqu'en juillet 2028, forçant la FAF à envisager des mesures de pression pour le pousser à démissionner.
Après l'élimination face à la Suisse au Mondial 2026, Petkovic semblait prêt à partir, frustré par les critiques médiatiques et les réactions des supporters. De retour en Suisse, il a changé d'avis et informé Walid Sadi qu'il resterait, estimant avoir atteint ses objectifs malgré la campagne contre lui.
Rémunéré à 130 000 euros par mois, Petkovic refuse de partir volontairement, ce qui rendrait un licenciement sec extrêmement coûteux pour la fédération. La FAF invoque une clause de rupture avec trois mois d'indemnités, mais plusieurs membres du Bureau fédéral considèrent qu'elle nécessite l'accord mutuel du sélectionneur.
Sadi a présenté une stratégie en deux temps : d'abord négocier un départ à l'amiable si le rapport technique le recommande, puis appliquer des mesures de pression incluant l'obligation de résider en Algérie et le limogeage des assistants étrangers.
La FAF envisage également de nommer Anthar Yahia comme adjoint algérien pour renforcer la discipline et la communication au sein du groupe.
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Rentré en Suisse après l’élimination des Verts face à la Nati au Mondial 2026, Vladimir Petkovic a opéré un spectaculaire revirement. Celui qui semblait prêt à tourner la page a finalement décidé de rester, transformant un départ quasi acté en bras de fer contractuel. C’est ce que Walid Sadi a exposé en détail devant les membres du Bureau fédéral, dont la réunion a eu lieu dans la soirée de samedi dernier.
Petkovic passe de la résignation à la résistance
Immédiatement après la défaite contre la Suisse (2-0), le sélectionneur national avait affiché un moral en berne. Sadi l’a décrit au membres du BF comme « frustré » et « peu enthousiaste » à l’idée de poursuivre sa mission, rapporte le média El-Khabar. Des jets de bouteilles de la part de certains supporters au sortir du match avaient visiblement laissé des traces. À ce stade, un départ à l’amiable paraissait négociable.
Mais la donne a changé une fois Petkovic de retour sur sol helvétique. Loin de l’agitation algéroise, il a informé Sadi de sa décision finale : il ne partirait pas. La raison invoquée ? Une campagne médiatique qu’il juge injuste et disproportionnée. Ciblé par des accusations relayées sur plusieurs chaînes et sites, le technicien bosnien estime avoir atteint les objectifs qui lui ont été assignés. Ce sentiment d’être injustement attaqué l’a, paradoxalement, convaincu de rester pour « relever le défi ».
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Un contrat jusqu’en 2028 : la FAF prisonnière de sa propre décision
La position de Petkovic est désormais limpide. Il a signifié à Sadi qu’il n’abandonnerait pas son poste de son plein gré, ajoute la même source. Si la Fédération algérienne de football souhaite mettre fin à la collaboration, elle devra s’acquitter de l’intégralité des sommes dues jusqu’au terme du contrat, soit juillet 2028. Rémunéré à 130 000 euros par mois (selon El-Khabar) selon les informations disponibles, le coût d’un licenciement sec serait astronomique pour les caisses fédérales.
Le premier responsable à l’instance fédérale a bien évoqué l’existence d’une clause permettant une rupture anticipée moyennant trois mois d’indemnités seulement. Sauf que plusieurs membres du Bureau fédéral n’ont pas semblé convaincus par cet argument. Leur lecture est différente : une telle clause ne peut s’activer que dans le cadre d’un accord mutuel. Sans le consentement de Petkovic, elle reste lettre morte. Le paradoxe est cruel pour la FAF, car c’est Sadi lui-même qui avait prolongé le technicien quelques semaines avant le Mondial, dans un contexte de prolongation de contrat validée en avril 2026.
La stratégie de Sadi : pression et rapport technique
Face à ce mur, Walid Sadi a présenté une feuille de route en deux temps. Premier scénario : si le rapport de la commission technique nationale, chargée d’évaluer la participation des Verts au Mondial, recommande un changement de sélectionneur, la FAF tentera d’abord de négocier un départ à l’amiable. Second scénario, en cas de refus de Petkovic : une série de mesures de pression seront enclenchées pour le pousser à démissionner lui-même.
Parmi ces mesures, le président de la FAF a cité l’obligation pour Petkovic de résider et de travailler en Algérie, ainsi que le limogeage de ses assistants étrangers. Sur ce dernier point, il a été explicite : il n’est pas satisfait du niveau des collaborateurs du sélectionneur. Cette réunion du Bureau fédéral du 12 juillet n’avait débouché sur aucune décision concrète, mais les révélations sur son contenu interne éclairent désormais l’ampleur du blocage.
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Anthar Yahia comme adjoint, une piste qui résiste
Qu’il reste ou qu’il parte, Petkovic ne sera plus seul à la tête du staff. Sadi a annoncé son intention de nommer un adjoint algérien issu des anciens internationaux à double nationalité, ajoute El-Khabar. Sans citer de nom explicitement, les indices pointent vers Anthar Yahia. La justification avancée est révélatrice : selon Sadi, plusieurs joueurs binationaux auraient été « hors de contrôle » durant le Mondial. Un encadreur ayant vécu la même trajectoire personnelle pourrait, selon lui, améliorer la communication au sein du groupe et renforcer la discipline collective.
Cette piste avait pourtant semblé s’essouffler début juillet. La FAF estimait alors qu’Anthar Yahia manquait encore d’expérience pour gérer seul un vestiaire sous haute pression internationale. Son positionnement comme adjoint, plutôt que comme sélectionneur principal, semble être le compromis retenu pour concilier légitimité populaire et prudence institutionnelle.
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