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EN : Benlamri, « Petkovic n'est aucunement le grand problème »

Par Yamina H4 min de lecture
EN : Benlamri, « Petkovic n'est aucunement le
grand problème »
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Djamel Benlamri estime que Vladimir Petkovic n'est pas le principal problème de la sélection algérienne, mais plutôt un symptôme d'une crise plus profonde.

L'ancien défenseur affirme que le véritable enjeu réside dans la désinformation et les dysfonctionnements du football national, bien au-delà de la question du sélectionneur.

Il critique les commentateurs médiatiques qui demandent l'apaisement aujourd'hui alors qu'ils alimentaient les polémiques lors des victoires précédentes.

Benlamri appelle les autorités de la FAF à reprendre le contrôle et à mettre fin aux comportements qu'il juge contre-productifs dans le football algérien.

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Djamel Benlamri ne mâche pas ses mots. Invité de l'émission Massae El Mondial sur Wassat TV, l'ancien défenseur des Fennecs a estimé que Vladimir Petkovic n'était plus l'homme de la situation après le parcours décevant de la sélection nationale.

« Pour ce qui est de l’aspect technique, cet entraîneur, je m’en suis lavé les mains depuis le Mondial. Mais pour ce qui est de la situation contractuelle qui relève de l’administratif, on n’a pas d’informations car la fédération n’a rien communiqué à ce propos. On sait juste qu’il y a eu une réunion du Bureau Fédéral qui a décidé de désigner une commission pour évaluer le sélectionneur. Je crois qu’il n’y a rien à évaluer. On est 50 millions d’Algériens à penser que cet entraîneur ne nous convient pas », a-t-il ainsi déclaré.

Pour lui, « le problème actuel n’est pas que l’entraîneur. Le problème est cette désinformation. On peut penser que le problème principal est Petkovic mais ce n’est aucunement le grand problème. Le problème est plus profond en Algérie. Par exemple, ce qui se passe dans notre championnat est plus grave. Cet entraîneur va s’en aller. Que ce soit en le dédommageant ou en résiliant à l’amiable. »

Au-delà du cas Petkovic, le champion d'Afrique 2019 s'est également attardé sur le climat qui entoure le football national, estimant que : « ce n’est pas tout le monde qui peut s’inviter à des débats de cette importance. Aujourd’hui, on a deux catégories : il y a des gens qui aiment entendre la vérité et d’autres qui la détestent car affronter la réalité requiert d’assumer la responsabilité. Cela implique de travailler et de s’investir. Sauf que certains aiment les solutions provisoires. »

Pour l’ancien coéquipier d’Aissa Mandi, les réponses attendues ne doivent pas venir des plateaux de télévision, mais des instances dirigeantes.

« Je ne suis pas là pour donner des solutions aux problèmes. C’est aux responsables de le faire. Cela relève du rôle du président de la Fédération car il a été désigné pour trouver les solutions et amener le football algérien à bon port. Les solutions ne sont pas données sur les plateaux. »

Benlamri règle aussi ses comptes

L'ancien joueur de l'ES Mostaganem a également ciblé certains intervenants médiatiques, qu'il accuse de réclamer aujourd'hui l'apaisement après avoir alimenté les polémiques lorsque les résultats étaient positifs.

« Certains demandent à ce que les esprits soient plus calmes afin de sortir de la crise. Pourtant, ces mêmes personnes critiquaient par le passé quand tout se passait bien. Même quand la sélection gagnait, ils critiquaient le score ou la qualité de l’adversaire. A présent, ils sont là à faire la morale, décliner le nationalisme et tenter d’orienter l’opinion. Ils y sont parvenus car ils ont divisé les supporters en deux camps : des partisans et des détracteurs », a-t-il déclaré, dans une allusion à peine voilée à Hafid Derradji.

Benlamri a également répondu à Romain Molina, dont les analyses sur le football algérien sont régulièrement relayées.

« Molina n'est pas la personne indiquée pour me dire quelle est la réalité de notre football ou me donner des solutions depuis un autre pays. Ce n’est pas une personne qui me représente. »

Avant de conclure en exhortant les responsables du football national à reprendre la main.

« Le président de la FAF, qui est aussi ministre des Sports, doit intervenir et mettre fin au comportement clownesque de certains. Les Autorités doivent sévir. Je persiste à dire que mon problème n’est pas Petkovic mais l’hypocrisie qui gangrène le sport. »

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