Pétrole algérien : la France reste le premier acheteur devant l'Espagne

La France demeure le premier importateur de pétrole algérien au premier semestre 2026 avec 62 000 barils par jour, devant l'Espagne qui en importe 56 000.
Les cinq premiers pays importateurs (France, Espagne, Corée du Sud, Royaume-Uni, Pays-Bas) concentrent 64 % des exportations algériennes, révélant une domination européenne marquée.
Les importations françaises ont baissé de 18 % sur un an, tandis que l'Espagne a enregistré un recul de 36,4 %, mais la Corée du Sud a augmenté ses achats de 31,4 %.
Les exportations totales algériennes ont chuté de 13,2 % à 388 000 barils par jour, l'Algérie réorientant sa production vers le raffinage local et l'export de produits transformés.
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La France s'est maintenue comme le premier importateur de pétrole algérien au cours du premier semestre 2026, devant l'Espagne. Les données disponibles font état d'une baisse des exportations totales de l'Algérie sur cette période. Le classement des cinq premiers acheteurs révèle une domination européenne et une présence asiatique limitée.
Selon les données de la plateforme spécialisée Attaqa publiées ce mardi 14 juillet 2026, la France a importé en moyenne 62 000 barils de pétrole brut algérien par jour au cours des six premiers mois de 2026, soit 16 % des exportations totales de l'Algérie. Ce volume place la France en tête du classement des pays importateurs de pétrole brut algérien transporté par voie maritime. L'Espagne occupe la deuxième position avec des importations moyennes de 56 000 barils par jour sur la même période.
Ces deux pays européens représentent à eux seuls près d'un tiers des exportations algériennes de pétrole brut. Les données indiquent que les cinq premiers pays importateurs, à savoir la France, l'Espagne, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, concentrent 64 % des exportations totales de pétrole brut algérien depuis le début de l'année 2026. La Corée du Sud est le seul pays asiatique figurant dans ce classement.
Des évolutions contrastées selon les pays importateurs
Les données montrent des évolutions différenciées selon les pays. Les importations françaises de pétrole algérien ont enregistré une baisse de 18 % par rapport au premier semestre 2025, passant de 76 000 à 62 000 barils par jour. L'Espagne a connu une diminution plus marquée de 36,4 %, ses importations passant de 88 000 à 56 000 barils par jour sur un an.
À l'inverse, la Corée du Sud a augmenté ses importations de 31,4 %, passant de 35 000 à 46 000 barils par jour. Le Royaume-Uni a vu ses importations reculer de 15 %, de 53 000 à 45 000 barils par jour. Les Pays-Bas ont enregistré la progression la plus forte avec une hausse de 170 %, passant de 14 000 à 38 000 barils par jour entre les deux périodes.
Une baisse des exportations totales de l'Algérie
Les exportations totales de pétrole brut algérien ont atteint en moyenne 388 000 barils par jour au premier semestre 2026, contre 447 000 barils par jour sur la même période en 2025, soit une diminution de 13,2 %. Ce niveau est également inférieur à celui de 2024, où les exportations s'établissaient à 416 000 barils par jour. La production pétrolière de l'Algérie a atteint 987 000 barils par jour en juin 2026, son plus haut niveau en trois ans.
Les exportations mensuelles ont connu des fluctuations importantes au cours du premier semestre 2026. En janvier, les exportations se sont établies à 200 000 barils par jour, leur plus bas niveau mensuel depuis plusieurs années. En février, elles ont bondi à 506 000 barils par jour, leur plus haut niveau depuis mai 2025. Les mois suivants ont enregistré des volumes de 391 000 barils par jour en mars, 443 000 en avril, 427 000 en mai et 363 000 en juin.
La baisse des exportations de pétrole brut intervient dans un contexte de production en hausse. L'Algérie a produit en moyenne 977 000 barils par jour au premier semestre 2026, un niveau en progression. Cette diminution des exportations de brut s'explique par une orientation de l'Algérie vers le raffinage local, visant à exporter davantage de produits pétroliers transformés plutôt que du pétrole brut.