Pétrole : la production de l'Algérie atteint son plus haut niveau depuis plus de trois ans

La production de pétrole algérienne a atteint 987 000 barils par jour en juin 2026, son meilleur niveau depuis plus de trois ans, selon le rapport mensuel de l'Opep publié le 13 juillet.
L'Algérie a augmenté sa production de 5 000 barils quotidiens par rapport à mai, se rapprochant du seuil symbolique d'un million de barils par jour fixé par l'Opep+.
Cette progression s'inscrit dans le plan de l'Opep+ visant à augmenter progressivement la production après des années de réductions volontaires pour soutenir les prix du brut.
Si le calendrier est respecté, la production algérienne pourrait dépasser le million de barils par jour dès août, renforçant les recettes en devises et les finances publiques du pays.
Publié par
ObservAlgérie
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
La production de pétrole en Algérie poursuit sa progression. Selon le rapport mensuel de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), publié ce lundi 13 juillet, le pays a augmenté sa production de 5 000 barils par jour en juin 2026.
Cette hausse permet à l'Algérie d'enregistrer son meilleur niveau depuis plus de trois ans et de se rapprocher du seuil symbolique d'un million de barils quotidiens.
Les données de l'Opep relayées par la plateforme Attaqa, montrent que l'Algérie a produit 987 000 barils de pétrole par jour en juin, contre 982 000 barils en mai, soit une progression de 5 000 barils quotidiens. Il s'agit du niveau le plus élevé depuis avril 2023, lorsque la production nationale avait atteint 1,01 million de barils par jour.
Malgré cette amélioration, le volume reste légèrement inférieur au quota fixé par l'Opep+, qui était de 989 000 barils par jour pour le mois de juin. Cette évolution confirme néanmoins la reprise progressive de la production algérienne dans le cadre de l'accord conclu entre les pays membres de l'alliance Opep+.
L'Opep+ poursuit l'augmentation de sa production
La hausse enregistrée par l'Algérie s'inscrit dans le plan de l'Opep+ visant à mettre progressivement fin aux réductions volontaires décidées ces dernières années afin de soutenir les prix du brut. En juin, la production totale de l'alliance a atteint 36,27 millions de barils par jour, contre 33,27 millions le mois précédent. Les seuls pays membres de l'Opep ont produit environ 22 millions de barils par jour.
Parmi les principaux producteurs à travers le monde, les Émirats arabes unis ont enregistré la plus forte augmentation, tandis que le Koweït et l'Irak ont également accru leur production. À l'inverse, l'Arabie saoudite et la Russie ont légèrement réduit leurs volumes au cours du mois.
Le million de barils par jour en ligne de mire
Les perspectives de l'Opep sont encourageantes pour l'Algérie. Le quota attribué au pays devrait atteindre 995 000 barils par jour en juillet, avant un nouveau relèvement prévu en août. Si ce calendrier est respecté, la production de pétrole en Algérie pourrait dépasser le seuil du million de barils par jour dès le mois d'août, un niveau inédit depuis plus de trois ans.
Pour Sonatrach, cette progression représente une opportunité importante. Une augmentation des volumes exportés pourrait renforcer les recettes en devises, alors que les hydrocarbures demeurent le principal moteur des exportations et des finances publiques du pays.
Une bonne nouvelle pour l'économie algérienne
La remontée de la production intervient dans un contexte où le marché pétrolier mondial reste marqué par les décisions de l'Opep+ et l'évolution de la demande internationale.
En respectant ses engagements tout en augmentant progressivement sa production, l'Algérie consolide sa position au sein de l'alliance des pays producteurs. Si les prix du brut se maintiennent à des niveaux favorables, cette dynamique pourrait se traduire par une amélioration des revenus pétroliers et offrir davantage de marges de manœuvre pour financer les investissements et les dépenses publiques.
Avec une production désormais proche du million de barils par jour, le secteur pétrolier algérien confirme son retour à des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis 2023.