Économie

Algérie : Pedro Sanchez viendra avec tous les géants énergétiques de l'Espagne

Par Aylan Afir4 min de lecture
Algérie : Pedro Sanchez viendra avec tous les géants énergétiques de l'Espagne
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Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez se rendra en Algérie le 20 juillet 2026 accompagné des dirigeants des géants énergétiques Naturgy, Repsol, Moeve et Enagás.

Cette délégation reflète l'importance centrale de l'énergie dans les relations algéro-espagnoles, notamment après la crise diplomatique de 2022 liée au Sahara occidental.

Naturgy, actionnaire de Sonatrach, demeure un principal acheteur de gaz algérien, tandis que Repsol opère en exploration pétrolière et Enagás gère le gazoduc Medgaz reliant directement les deux pays.

Moeve, spécialisée dans les carburants durables et l'hydrogène vert, pourrait ouvrir les discussions à de nouveaux secteurs énergétiques au-delà des hydrocarbures traditionnels.

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La prochaine visite de Pedro Sanchez en Algérie s’annonce fortement marquée par les enjeux énergétiques. Attendu à Alger le 20 juillet 2026, le président du gouvernement espagnol devrait être accompagné des dirigeants de plusieurs groupes majeurs de son pays.

Selon nos confrères du journal espagnol El Periódico, les poids lourds énergétiques Naturgy, Repsol, Moeve et Enagás devraient ainsi prendre part au déplacement de Sanchez, illustrant la place centrale occupée par l’énergie dans le rapprochement entre Alger et Madrid.

Une délégation dominée par les groupes énergétiques

La présence de ces entreprises dans la délégation de Pedro Sanchez donne une dimension économique importante à cette visite officielle. Naturgy entretient depuis plusieurs décennies une relation stratégique avec Sonatrach, qui possède environ 4 % de son capital. Le groupe espagnol demeure également l’un des principaux acheteurs de gaz algérien dans le cadre de contrats de long terme.

Repsol représente pour sa part le volet lié à l’exploration et à la production d’hydrocarbures. L’entreprise mène plusieurs activités en Algérie en partenariat avec Sonatrach, notamment dans le bassin de Berkine. Enagás occupe également une place centrale puisqu’il gère le réseau gazier espagnol et participe au gazoduc Medgaz, la liaison directe entre l’Algérie et l’Espagne.

Moeve, nouveau nom de Cepsa, pourrait ouvrir les discussions à de nouveaux secteurs. Le groupe investit dans les carburants durables, les projets bas carbone et l’hydrogène vert. Sa présence laisse donc envisager une coopération qui ne serait plus limitée aux hydrocarbures traditionnels.

L’énergie est restée à l’abri de la crise diplomatique

Le déplacement de Pedro Sanchez doit également confirmer la normalisation progressive des relations algéro-espagnoles. Celles-ci s’étaient fortement détériorées en 2022 après le changement de position de Madrid sur le Sahara occidental. L’Algérie avait alors suspendu le traité d’amitié liant les deux pays et une grande partie des échanges commerciaux avait été affectée.

Le secteur énergétique avait cependant continué de fonctionner. Les livraisons de gaz algérien vers l’Espagne n’ont pas été interrompues, notamment grâce au gazoduc Medgaz. Cette infrastructure est devenue l’unique liaison gazière directe entre les deux pays depuis l’arrêt du gazoduc Maghreb-Europe passant par le Maroc.

Selon les informations publiées par le journal ibérique, les dirigeants des quatre groupes espagnols devraient ainsi accompagner Pedro Sanchez à Alger. Les discussions pourraient porter sur la sécurité des approvisionnements, les investissements dans l’exploration, le développement des infrastructures et les futurs projets d’énergie renouvelable.

La visite devrait aussi comprendre une rencontre avec le président Abdelmadjid Tebboune. Au-delà de sa portée diplomatique, elle pourrait permettre aux deux pays de consolider leurs échanges commerciaux et de préparer de nouveaux partenariats. La composition de la délégation espagnole confirme en tout cas que le gaz et l’énergie resteront au cœur de la relation entre Alger et Madrid.

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