France : une famille algérienne avec un enfant autiste menacée d'expulsion

Par Mohamed Rahmani4 min de lecture
France : une famille algérienne avec un enfant autiste menacée d'expulsion
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Une famille algérienne menacée d'expulsion à Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, mobilise plusieurs associations pour éviter sa mise à la rue, notamment en raison de la situation médicale de son fils autiste.

La famille, installée en France depuis 2019, compte quatre enfants dont Mounir, 14 ans, atteint d'autisme et suivi au CHU de Rouen pour un retard de croissance. Le père, Boumédiène, a quitté l'Algérie pour offrir à son fils une prise en charge adaptée, et l'adolescent a réalisé des progrès importants à l'école.

La préfecture a refusé un titre de séjour au père, invoquant des ressources insuffisantes et une intégration insuffisante, créant un cercle vicieux où l'absence de régularisation l'empêche de travailler légalement. Le SIAO n'a proposé qu'un hébergement hôtel limité à six nuits, laissant craindre une mise à la rue immédiate après.

Les associations RESF et CSF organisent un rassemblement jeudi 16 juillet à 6 heures devant l'immeuble pour demander la suspension de l'expulsion et une solution de relogement durable.

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Une famille algérienne installée en France depuis 2019 est menacée d'expulsion à Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen. Face à cette situation, plusieurs associations appellent à une mobilisation dès ce jeudi 16 juillet pour tenter d'empêcher leur mise à la rue.

Au cœur de leurs préoccupations : le sort des quatre enfants du couple, dont un adolescent autiste suivi médicalement. Selon le site régional Ici, depuis plusieurs jours, le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), la Confédération syndicale des familles (CSF) et plusieurs citoyens se mobilisent autour de cette famille algérienne. Le couple et ses quatre enfants vivent dans un appartement de Saint-Étienne-du-Rouvray depuis plusieurs années, mais font désormais face à une expulsion après le rejet de leur demande de régularisation.

Les associations dénoncent l'absence de solution d'hébergement durable. Selon elles, le Service intégré d'accueil et d'orientation (SIAO) n'a proposé qu'une prise en charge limitée à six nuits d'hôtel, laissant craindre une mise à la rue dès la semaine suivante. Un rassemblement est prévu dès 6 heures, jeudi matin, devant leur immeuble afin de demander la suspension de l'expulsion et l'ouverture d'une solution de relogement.

Un adolescent autiste au cœur des inquiétudes

La situation de Mounir, 14 ans, concentre les préoccupations des bénévoles. Atteint d'autisme, il bénéficie d'un accompagnement de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ainsi que d'un suivi spécialisé au CHU de Rouen pour un retard de croissance.

Son père, Boumédiène, explique avoir quitté l'Algérie en 2019 afin d'offrir à son fils une prise en charge adaptée. Grâce aux soins et à sa scolarisation, l'adolescent a réalisé des progrès importants. Il souhaite aujourd'hui poursuivre ses études avec l'ambition de devenir menuisier.

Pour Françoise Grün, bénévole de la CSF, interrompre ce parcours serait particulièrement préjudiciable. Elle souligne que le jeune garçon, autrefois très renfermé, a gagné en autonomie grâce à son suivi médical et éducatif.

Une régularisation refusée malgré les démarches

La préfecture a refusé d'accorder un titre de séjour au père de famille. Selon les éléments avancés, celui-ci ne disposerait pas de ressources financières suffisantes et ne remplirait pas les critères d'intégration exigés.

Les associations dénoncent toutefois un cercle vicieux : sans titre de séjour, Boumédiène ne peut travailler légalement, ce qui limite ses revenus et compromet ensuite ses chances de régularisation. Pour faire vivre sa famille et payer son loyer, il affirme effectuer des petits travaux ponctuels lorsqu'il en trouve.

Alors que l'expulsion est annoncée pour ce jeudi, les soutiens de la famille espèrent convaincre les autorités de privilégier une solution humanitaire, au regard de la situation médicale de l'adolescent et de la présence de quatre enfants. Cette affaire illustre une nouvelle fois les difficultés auxquelles sont confrontées certaines familles étrangères sous le coup d'une OQTF, lorsque les impératifs administratifs se heurtent à des situations sociales et médicales particulièrement sensibles.

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