L’Algérie met en chantier une nouvelle station de dessalement

L'Algérie a lancé mardi 14 juillet à Skikda une nouvelle station de dessalement d'eau de mer d'une capacité de 140.000 m³ par jour.
Cette usine alimentera la zone industrielle de Skikda, qui abrite le deuxième plus grand port gazier du pays, ainsi que la société Algérienne des Eaux.
Les travaux seront achevés en 24 mois et s'inscrivent dans la stratégie nationale de renforcement de la sécurité hydrique face à la sécheresse.
L'Algérie vise une production totale de 5,6 millions de m³ d'eau dessalée d'ici 2030, avec neuf usines mises en service ou en chantier.
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L’Algérie multiplie les projets dans le dessalement d’eau de mer. Après les cinq stations mises en service en 2025, une nouvelle usine a été lancée mardi 14 juillet à Skikda.
D’une capacité de 140.000 m3 par jour, cette nouvelle station est destinée à alimenter la zone industrielle de Skikda où se trouve le deuxième plus grand port gazier du pays.
« La future station disposera d’une capacité de production de 140 000 m³ d’eau dessalée par jour, dont 100 000 m³/jour destinés à alimenter la zone industrielle de Skikda et 40 000 m³/jour destinés à l’Algérienne des Eaux (ADE). Les travaux seront réalisés dans un délai de 24 mois, conformément aux plus hauts standards techniques et d’ingénierie », a indiqué l’Algérienne desalination company (ADC) dans un communiqué.
Lancement du chantier d’une nouvelle station de dessalement d’eau de mer à Skikda
Le lancement des travaux de cette usine a été effectuée par le PDG de Sonatrach Noureddine Daoudi, en présence de Saïd Akhrouf, wali de la wilaya de Skikda, et en présence de Lahcène Bada, PDG d’ADC, ainsi que de Abdelhakim Chehili, PDG de l’Entreprise nationale des Canalisations (ENAC), selon la même source. L’ADC et l’ENAC sont des filiales à 100% de Sonatrach.
Cette station s’inscrit dans le cadre de la « mise en œuvre des orientations des pouvoirs publics visant à renforcer la sécurité et la souveraineté hydriques du pays », a expliqué l’ADC en précisant que sa réalisation a été confiée à l’Entreprise nationale des canalisations (ENAC). Le montant du projet n’a pas été précisé.
Le lancement de ce chantier « illustre l’engagement du groupe Sonatrach, à travers ses filiales, à poursuivre la réalisation de projets stratégiques contribuant au renforcement de la sécurité hydrique, au soutien du développement durable et à la consolidation de la souveraineté hydrique nationale », a ajouté la même source.
En 2025, l’Algérie a mis en service cinq stations de dessalement d’une capacité totale de 1,5 millions de m3 par jour, capables théoriquement d’alimenter en eau potable 15 millions d’habitants.
Le 10 février, le président Abdelmadjid Tebboune, a validé les projets de réalisation de deux stations de dessalement à Tindouf, une première historique dans le grand sud.
Le 29 décembre, les contrats de réalisation de trois nouvelles stations de dessalement à Tlemcen, Chlef et Mostaganem ont été signés au siège de Sonatrach, ce qui porte à neuf l’ensemble des usines mises en services et en chantier.
L’Algérie s’est fixée comme objectif de produire 5,6 millions d’eau dessalée à l’horizon 2030 et ce afin de faire à la demande et à la rareté de cette ressource en raison de la sécheresse endémique qui touche le pays.
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