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CdM 2026 : Lamouchi a pris Belmadi en exemple ! (vidéo)

Par Mahdi Zakaria L4 min de lecture
CdM 2026 : Lamouchi a pris Belmadi en exemple !
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Résumé IA

Sabri Lamouchi, limogé après la première journée du Mondial 2026 avec la Tunisie, justifie le choix d'un sélectionneur binational en s'inspirant des succès de Djamel Belmadi avec l'Algérie et Walid Regragui avec le Maroc.

Le technicien franco-tunisien assume cette décision de la fédération tunisienne, estimant que les binationaux constituent une force pour l'équipe nationale, comme l'illustre le Maroc sans joueur titulaire né sur son territoire.

Lamouchi souligne cependant une différence culturelle majeure : les Tunisiens recherchent des émotions positives, contrairement aux débats récurrents chez les Algériens et Marocains sur la question des binationaux.

Il prend l'exemple de l'Algérie, rajeunie depuis 2022 tout en conservant des leaders expérimentés, ce qui lui a permis de se qualifier pour la Coupe du Monde 2026.

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En effet, quelques semaines après avoir été démis de ses fonctions à l'issue de la première journée de la phase de groupes du Mondial**, Sabri Lamouchi a accordé un entretien à Smaïl Bouabdellah**, publié sur la chaîne YouTube du média Kampo. L'occasion pour le technicien franco-tunisien de revenir sur les raisons de l'échec des Aigles de Carthage, en évoquant notamment la question des binationaux, avec les exemples de l'Algérie.

Le choix d'un sélectionneur binational, une décision assumée

Interrogé sur les motivations de la Fédération tunisienne à l'avoir nommé, Sabri Lamouchi n'élude pas la question et assume pleinement ce choix judicieux, en le mettant en parallèle avec les succès algérien :

« J'ai vu ce qu'a fait Djamel Belmadi avec l'Algérie, j'ai vu ce qu'a fait Walid Regragui avec le Maroc. Ce n'est pas prétentieux de dire ça, la fédération (tunisienne) a pensé à ce moment-là, peut-être qu'avec le nombre de binationaux qui pouvait y avoir dans l'horizon de l'équipe nationale (tunisienne), il serait plus judicieux de prendre un binational comme sélectionneur (en l'occurrence lui, Sabri Lamouchi) et il n'y avait pas d'autre profil comme moi, en tant que binational. Je ne vois pas ça comme un problème. »

Poursuivant sur sa lancée, l'ancien technicien tunisien cite directement l'exemple du Maroc pour illustrer son propos :

« Quand je vois aujourd'hui, l'équipe marocaine, ou il n'y a pas un joueur titulaire née au Maroc, c'est une force pour les marocains et ça doit être une force pour les tunisien, c'est ce que j'essaye d'expliquer dès la première conférence de presse. »

Une pression tunisienne différente de celle des voisins algériens

Cependant, Sabri Lamouchi nuance aussitôt son propos en soulignant une différence culturelle majeure entre la Tunisie et ses voisins maghrébins concernant la gestion émotionnelle de ce sujet :

« Le cas des binationaux était un éternel débat chez les marocains, chez les algériens, la différence est simple : les tunisiens sont en souffrance, il y a une vraie volonté d'avoir des émotions, mais positives, pas des cris, pas des larmes, pas de la déception, pas de la frustration. C'est là que vient la problématique du binational, si le binational te fait gagner, le tunisien va te porter là-haut, t'es tunisien quoi qu'il arrive, que tu sois née au Danemark, à Vancouver, en Portugal, en France ou en Allemagne, tu es tunisien, et c'est l'histoire de la Tunisie »

Le temps, seul remède pour bâtir un vrai leadership

Enfin, l'ancien sélectionneur des Aigles de Carthage est également revenu sur la notion de leadership au sein d'un groupe, un processus qui, selon lui, se construit avec le temps. Il prend justement l'exemple de l'Algérie, dont l'équipe a rajeuni depuis 2022, tout en conservant des leaders forgés au fil des années, ce qui lui a permis de se qualifier pour la Coupe du Monde 2026 là où la génération précédente avait échoué :

« Quand je vois l'Algérie qui a fait une Coupe du Monde 2026 avec des attentes qui étaient autres certes mais avec une équipe nationale qui est beaucoup plus jeune que celle de 2022 »

DZfoot

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