Visas France pour Algériens : la droite s'oppose au retour à 250 000 visas par an

L'ambassadeur de France en Algérie annonce le souhait de revenir à 250 000 visas annuels pour les Algériens, un niveau antérieur à la crise diplomatique de 2024.
Jordan Bardella, Éric Ciotti et Bruno Retailleau dénoncent cette orientation comme une capitulation face au régime algérien, malgré les tensions persistantes entre Paris et Alger.
L'ambassadeur Stéphane Romatet justifie cette mesure par la volonté de préserver les liens humains entre les deux populations et d'épargner étudiants, familles et entrepreneurs.
Aucune décision officielle n'a encore été prise, mais cette question reste centrale dans les relations franco-algériennes depuis la crise de l'été 2024.
Dans une interview à une télévision algérienne, l'ambassadeur de France en Algérie annonce que notre pays souhaite délivrer 250 000 visas par an aux ressortissants algériens, malgré les provocations et la détention d'un journaliste français.
— Jordan Bardella (@J_Bardella) July 17, 2026
Nous refusons catégoriquement cette… https://t.co/LT5HoFqab7
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La perspective d'une augmentation du nombre de visas France pour Algériens ravive les tensions politiques en France. Après les déclarations de l'ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, Jordan Bardella, Éric Ciotti et Bruno Retailleau ont vivement dénoncé ce qu'ils considèrent comme un changement de cap du gouvernement français vis-à-vis de l'Algérie.
Stéphane Romatet a indiqué il y'a quelques jours, que la France souhaitait progressivement retrouver le niveau de délivrance des visas observé avant la crise diplomatique entre les deux pays. "Avant la crise, nous délivrions à peu près 250 000 visas par an. Ce chiffre a chuté, et notre objectif est de faire en sorte qu'il puisse redémarrer à la hausse et revenir probablement au niveau qui était celui antérieur à la crise", a déclaré le diplomate.
Selon lui, cette orientation répond à la volonté de préserver les liens humains entre les populations française et algérienne, afin que les étudiants, les familles, les entrepreneurs ou les touristes ne subissent pas les conséquences des tensions diplomatiques.
Bardella, Ciotti et Retailleau dénoncent un changement de politique
Ces déclarations ont immédiatement provoqué une levée de boucliers à droite et à l'extrême droite. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dénoncé sur le réseau social X une "capitulation du macronisme face au régime algérien", estimant que cette évolution intervient malgré les différends persistants entre Paris et Alger.
Son allié Éric Ciotti, président de l'Union des droites pour la République, a parlé d'une "capitulation, d'une humiliation et d'une trahison". De son côté, Bruno Retailleau, président des Républicains et ancien ministre de l'Intérieur, a regretté "les renoncements du président de la République devant le régime algérien", estimant que la diplomatie française était contrainte de "courber la tête".
Dans une interview à une télévision algérienne, l’ambassadeur de France en Algérie annonce que notre pays souhaite délivrer 250 000 visas par an aux ressortissants algériens, malgré les provocations et la détention d’un journaliste français.
Nous refusons catégoriquement cette… https://t.co/LT5HoFqab7
— Jordan Bardella (@J_Bardella) July 17, 2026
Les visas restent au cœur des relations entre Paris et Alger
La question des visas France pour Algériens est devenue l'un des principaux dossiers des relations franco-algériennes depuis la crise diplomatique déclenchée à l'été 2024, lorsque Paris a apporté son soutien au plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental.
Les tensions se sont ensuite aggravées avec plusieurs dossiers sensibles, notamment l'affaire de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, puis celle d'un agent consulaire algérien mis en examen en France. Ces événements avaient conduit à l'expulsion réciproque d'une douzaine de diplomates et au rappel de l'ambassadeur français.
Le retour de Stéphane Romatet à Alger, début mai 2026, marque une volonté de relance du dialogue entre les deux pays. Toutefois, aucune décision officielle n'a encore été annoncée concernant une augmentation immédiate du nombre de visas.
Si cet objectif se concrétise, il pourrait faciliter les démarches de nombreux Algériens souhaitant se rendre en France pour des études, des raisons familiales, professionnelles ou touristiques. En attendant, le sujet continue d'alimenter le débat politique français, à quelques mois d'échéances électorales importantes.