Économie

Algérie : le coût d’un salarié parmi les plus élevés au monde, selon un rapport

Par Belaid Ousmati5 min de lecture
Algérie : le coût d’un salarié parmi les plus élevés au monde, selon un rapport
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L'Algérie figure parmi les 25 pays où embaucher un salarié représente la charge réglementaire la plus importante pour les employeurs, selon l'Employer Burden Index 2026.

Avec un score de 70 points, l'Algérie se classe 23e mondialement, devant la Tunisie mais derrière le Maroc qui obtient 75 points. Ce classement mesure les obligations légales imposées aux entreprises, notamment les cotisations sociales patronales, les indemnités de licenciement et les délais de préavis obligatoires.

L'Argentine domine le classement mondial avec 85,9 points, suivie de la Biélorussie et de la République tchèque, tandis que la Nouvelle-Zélande affiche le score le plus faible avec 4,2 points. Les États-Unis, avec 13,9 points, figurent également parmi les pays les plus flexibles grâce à l'absence de mécanismes fédéraux imposant des indemnités obligatoires.

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L’Algérie fait partie des pays où embaucher un salarié représente la charge réglementaire la plus importante pour les employeurs. C’est ce que révèle l’édition 2026 de l’Employer Burden Index, un classement international qui compare les obligations légales pesant sur les entreprises dans 192 pays et territoires.

Avec un score de 70 points, le pays se positionne parmi les 25 États les plus contraignants au monde. Le coût réel d'un salarié ne se limite pas au salaire versé chaque mois. Les entreprises doivent également supporter les cotisations sociales patronales, respecter des règles précises en matière de licenciement, de préavis ou encore d'indemnités. Ces obligations peuvent représenter une part importante du coût total d'un emploi.

C'est précisément ce qu'analyse l'Employer Burden Index, un rapport qui mesure la charge réglementaire supportée par les employeurs dans chaque pays. Les résultats publiés en juillet 2026 montrent que l'Algérie occupe la 23e place mondiale, devant la Tunisie mais derrière le Maroc.

L’Algérie parmi les pays les plus contraignants pour les employeurs

Avec un score de 70 points sur 100, l'Algérie figure dans le premier quart du classement mondial. Ce résultat traduit un niveau élevé d'obligations légales imposées aux employeurs lorsqu'ils recrutent ou mettent fin à un contrat de travail.

Dans le détail, l'étude prend en compte plusieurs critères, notamment les cotisations sociales patronales, les indemnités légales de licenciement, les délais de préavis obligatoires et certaines obligations contractuelles prévues par la législation nationale.

En revanche, le rapport ne mesure ni le montant des salaires, ni la productivité des travailleurs, ni l'attractivité économique des pays. Son objectif est uniquement d'évaluer le poids des réglementations qui accompagnent l'emploi.

Cette distinction est importante, car un pays peut afficher un coût réglementaire élevé tout en restant attractif pour les investisseurs grâce à d'autres atouts comme la taille de son marché, ses ressources naturelles ou ses infrastructures.

Le Maroc devant l’Algérie, la Tunisie plus loin dans le classement

Dans la région du Maghreb, le Maroc apparaît comme le pays où les contraintes réglementaires sont les plus importantes pour les entreprises. Il obtient 75 points, ce qui le place au 15e rang mondial. L'Algérie suit avec 70 points et la 23e place mondiale. La Tunisie, quant à elle, enregistre un score de 60 points et se classe 49e, tandis que la Libye obtient 56 points, occupant la 61e place.

Ces résultats montrent que les entreprises installées en Algérie évoluent dans un environnement réglementaire plus exigeant que celui de la Tunisie ou de la Libye, mais moins contraignant que celui du Maroc.

Quels sont les pays où employer un salarié coûte le plus cher ?

Le classement mondial est dominé par l'Argentine, qui obtient 85,9 points. Elle est suivie de la Biélorussie (84,7) et de la République tchèque (82,9). Le Top 10 comprend également le Vietnam, l'Égypte, la Moldavie, la Bolivie, la Slovaquie, le Népal, la Turquie ainsi que l'Allemagne, qui affiche un score de 77,2 points.

Le rapport souligne également que l'Europe est la région où la pression réglementaire moyenne est la plus élevée, avec un score de 51,7 points. À l'inverse, l'Océanie présente la réglementation la plus légère, avec une moyenne de 29,1 points.

Les États-Unis et la Nouvelle-Zélande parmi les pays les plus flexibles

À l'opposé du classement figurent plusieurs économies connues pour leur marché du travail plus flexible. La Nouvelle-Zélande ferme le classement avec seulement 4,2 points. Les États-Unis affichent également un score très faible de 13,9 points, principalement en raison de l'absence de mécanismes fédéraux imposant des indemnités obligatoires de licenciement ou des délais de préavis.

La Roumanie, la Namibie, la Géorgie, Hong Kong ou encore l'Afrique du Sud figurent également parmi les pays où les employeurs supportent les contraintes réglementaires les plus limitées. Selon les auteurs du rapport, ces pays se distinguent généralement par des cotisations patronales moins élevées et des règles plus souples concernant la rupture des contrats de travail.

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