Colonisation de l’Algérie : la nouvelle provocation d’un ministre français

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a suscité une polémique en appelant à la fermeté vis-à-vis de l’Algérie et en affirmant qu’il n’y a “pas à s’excuser du passé ni du présent” concernant la colonisation. Fils de Robert Tabarot, figure de l’OAS et fondateur du Front Algérie française, il précise parler en tant que citoyen et réaffirme vouloir des relations bilatérales avec l’Algérie mais sur un cadre ferme. Dans un contexte de tensions entre Paris et Alger et alors que Les Républicains restent divisés sur le gouvernement, Tabarot demeure ministre des Transports dans le gouvernement Lecornu II, ayant aussi relancé la discussion sur l’accord de 1968 au Sénat.
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TSA Algérie
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Même sans Bruno Retailleau, le chef du parti Les Républicains, des propos qui ne vont pas dans le sens de l’apaisement avec l’Algérie continuent d’émaner du gouvernement français.
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, vient de se distinguer par des propos polémiques liés à la demande de l’Algérie à la France de présenter des excuses sur la période coloniale.
Il a appelé à la “fermeté” et a exprimé son refus de toute idée d’excuses. “On n’a pas à s’excuser du passé ni du présent”, a soutenu ce fils d’un des chefs de l’OAS, Robert Tabarot.
Une nouvelle provocation à l’égard de l’Algérie dans un contexte où Paris a fait quelques gestes en faveur de l’apaisement des relations entre les deux pays qui traversent une crise inédite depuis juillet 2024.
Les Républicains sont divisés sur la participation au gouvernement. Mais sur l’Algérie, ils tiennent le même discours. Tabarot est de ceux qui, début octobre, ont passé outre l’avis de Bruno Retailleau en acceptant de siéger dans le gouvernement Lecornu II.
Il est donc maintenu comme ministre des Transports, un poste qu’il occupe depuis décembre 2024.
Concernant l’Algérie, son discours ne diffère pas trop de celui du président des Républicains Emmanuel Macron, que ce soit sur la relation bilatérale, l’accord franco-algérien de 1968 ou la question mémorielle.
Philippe Tabarot a été interrogé sur Cnews vendredi 24 octobre sur l’accord de 1968, plus que jamais revenu au-devant de la scène.
Le ministre a rappelé qu’en tant que parlementaire, il a été un des premiers au Sénat à mettre ce sujet à l’ordre du jour, ainsi que d’autres élus des Républicains.
France – Algérie : propos polémiques d’un ministre, fils d’un chef de l’OAS
“Quand j’étais parlementaire, j’étais bien sûr de cet avis. Aujourd’hui, ce n’est pas de ma responsabilité au niveau ministériel, c’est celle du ministre des Affaires étrangères et du ministre de l’Intérieur”, a-t-il ajouté.
Néanmoins, il a tenu à exprimer un avis “personnel”, en tant que “citoyen”. “Je suis bien sûr pour qu’on ait des relations qui reprennent avec l’Algérie dans le cadre d’une coopération qui est indispensable, mais avec une position de fermeté”, a-t-il dit.
Enfonçant le clou, le ministre Tabarot s’est dit opposé à toute excuse vis-à-vis de l’Algérie sur la période coloniale. “On n’a pas à s’excuser du passé et on n’a pas à s’excuser du présent”, a-t-il soutenu.
Ses propos ont suscité des réactions sur les réseaux sociaux. Thomas Portes, député de La France Insoumise (LFI) a rappelé le passé peu glorieux du père du ministre des Transports : « Phillipe Tabarot est le fils de Robert Tabarot, membre fondateur du Front Algérie française et l’un des chefs de l’OAS à Oran. La colonisation est une histoire de famille ».