Installation de la future APN le 2 août : Quel scénario pour le futur gouvernement

La nouvelle Assemblée populaire nationale sera officiellement installée le 2 août, marquant le début de la nouvelle législature et l'ouverture d'une bataille politique majeure pour l'élection du président de l'APN.
Selon l'article 134 de la Constitution, la législature débute de plein droit le quinzième jour suivant la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, intervenue le 18 juillet.
Le poste de président de l'APN est hautement stratégique, car il en fait le troisième personnage de l'État après le président de la République et le président du Conseil de la nation.
Bien que plusieurs noms circulent dans les couloirs du pouvoir, aucun candidat n'a été officiellement annoncé, les formations majoritaires gardant leurs cartes secrètes jusqu'au scrutin à bulletin secret.
En parallèle, le Premier ministre devra présenter la démission de son gouvernement au président de la République, qui décidera de reconduire l'équipe actuelle ou de nommer un nouveau chef du gouvernement.
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Au lendemain de la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, tous les regards se tournent aujourd’hui vers le palais Zighoud-Youcef. Entre obligations constitutionnelles, tractations de coulisses pour le perchoir et destin du gouvernement actuel, la transition vers la nouvelle législature s’accélère.
L’architecture de la future Assemblée populaire nationale (APN) est officiellement scellée. Après l’annonce des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle samedi, le processus institutionnel s’enclenche de manière irréversible. La prochaine étape cruciale, attendue par toute la classe politique, est l’installation officielle des nouveaux députés et l’ouverture de la session législative. Selon la réglementation, c’est l’article 134 de la Constitution qui dicte le tempo. Ce texte stipule explicitement que «la législature débute de plein droit le quinzième jour suivant la date de la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle». Initialement, selon des sources parlementaires, les projections tablaient sur une installation précoce autour du 26 juillet.
Cependant, en raison du léger retard accusé dans l’annonce des résultats officiels, le calendrier a été réajusté. Si l’on se réfère strictement au délai constitutionnel de 15 jours, la nouvelle Assemblée sera officiellement installée au plus tard le 2 août, sous la présidence traditionnelle du doyen d’âge assisté des deux plus jeunes députés. Cette première séance publique, hautement symbolique, ouvrira immédiatement la voie à une bataille politique majeure qui est l’élection du nouveau président de l’APN. L’enjeu est de taille, puisqu’il s’agit de désigner celui qui s’assoira au perchoir et deviendra, par la même occasion, le troisième personnage de l’Etat dans l’ordre protocolaire (Après le président de la République et le président du Conseil de la nation) .
Compte tenu de la sensibilité et de la portée politique de ce poste stratégique, il est de coutume que le choix final fera d’abord l’objet d’un consensus dégagé en haut lieu, avant d’être définitivement tranché au sein de l’hémicycle par les partis qui le cautionneront.
Un poste hautement politique
C’est sans doute ce qui explique la grande discrétion actuelle. Bien que deux ou trois noms circulent déjà avec insistance dans les couloirs, mais rien n’a officiellement filtré pour l’heure, les formations majoritaires préférant garder leurs cartes secrètes jusqu’au vote à bulletin secret. En réalité, le flou reste total : même au sein des formations majoritaires, on ignore encore l’identité exacte du futur locataire de la chambre basse du Parlement. Bien que deux ou trois noms circulent avec insistance, rien n’a filtré, les partis attendent un signal politique.
On notera d’ailleurs que le président sortant, Brahim Boughali, ne s’est pas présenté aux élections législatives, alors qu’il n’avait brigué qu’un seul mandat à la tête de l’institution. Parallèlement à l’installation du Parlement, l’autre grand chantier de l’après-élections concerne l’avenir de l’Exécutif. La loi et les usages prévoient que le Premier ministre présente la démission de son gouvernement au président de la République, conformément aux dispositions de l’article 113 de la Constitution. Le chef de l’Etat sera alors amené, sur la base des articles 103 et 104, à mener des consultations politiques avec la nouvelle configuration de l’Assemblée pour soit reconduire l’équipe en place, soit nommer un nouveau chef du gouvernement chargé de composer un cabinet ministériel capable de porter le plan d’action de la nouvelle législature.
Dans ce contexte, un scénario de continuité n’est d’ailleurs pas à exclure. Faut-il rappeler qu’à l’issue de précédentes échéances, le président Tebboune avait choisi de reconduire le Premier ministre Nadir Larbaoui, en lui renouvelant sa confiance juste après avoir accepté sa démission protocolaire.
A l’époque, cette reconduction s’était faite par étapes, le Président ayant d’abord demandé au gouvernement de surseoir à sa démission pour expédier les dossiers urgents, avant de procéder, deux mois plus tard, à un remaniement ministériel important touchant plusieurs portefeuilles-clés. Les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour dessiner le nouveau visage politique du pays. Reste à savoir si le chef de l’Etat optera cette fois-ci pour un remaniement profond et immédiat, ou s’il s’orientera vers un réajustement plus léger dans le cadre d’une reconduction stratégique par étapes.
Nabila Amir
Comptes de campagne : L’ANIE fixe la date finale au 17 septembre
La commission de contrôle du financement de la campagne électorale relevant de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a rappelé, hier, aux candidats ayant participé aux élections législatives du 2 juillet l’obligation légale de déposer leurs comptes de campagne dans les délais réglementaires. La date limite est fixée au jeudi 17 septembre 2026. Dans son communiqué rendu public, la commission rappelle que cette obligation est régie par l’article 116 de la loi organique relative au régime électoral. Ce texte impose aux candidats, à leurs mandataires financiers ainsi qu’aux responsables des comptes de campagne, de présenter un état détaillé des dépenses et des ressources de la campagne dans un délai de deux mois à compter de la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle. La Cour constitutionnelle ayant proclamé les résultats définitifs de ces législatives le 18 juillet, le compte à rebours de deux mois place ainsi la date butoir au 17 septembre. Tout en insistant sur le respect de cette échéance légale, la commission de contrôle du financement invite l’ensemble des candidats concernés à accomplir cette formalité administrative dans les meilleurs délais, afin de faciliter l’examen des dossiers et de garantir le bon déroulement des opérations conformément à la législation en vigueur. N. A.
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