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Mladenov : «La démilitarisation est la première condition d’un retour à la paix»

Par Salima Tlemçani5 min de lecture
Mladenov : «La démilitarisation est la première condition d’un retour à la paix»
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Le représentant spécial de l'ONU pour le Moyen-Orient, Mladenov, affirme que la démilitarisation est essentielle pour restaurer la paix à Gaza.

Le Hamas a décidé de dissoudre son gouvernement dans l'enclave pour le transférer à un Comité national de technocrates, éliminant ainsi les prétextes israéliens pour refuser l'aide humanitaire.

Mladenov souligne qu'un accord rapide sur la feuille de route accélérerait le démantèlement des armes, le retrait israélien et la reconstruction de Gaza.

Le Premier ministre Netanyahu laisse entendre qu'Israël reprendra la guerre si le Hamas refuse de se désarmer, malgré cette dissolution gouvernementale majeure.

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Le Conseil de la paix a repris les mêmes termes que le Comité national, en déclarant que «le principe fondamental de la prochaine phase est l’existence d’une seule autorité et d’une seule arme sous le contrôle du Comité national», avant d’avertir sur le fait que «le processus de transfert de pouvoir doit permettre au comité d’exercer ses fonctions de manière indépendante».

Le représentant et coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Mladenov, a réagi, dès l’annonce, en soulignant «l’importance de conclure avec succès les négociations autour de la feuille de route», précisant : «Plus vite un accord sera trouvé sur les points de mise en œuvre restants, plus vite le comité d’administration de Ghaza pourra assumer ses responsabilités.»

Le diplomate bulgare a fait remarquer que le fait de «parvenir rapidement à un accord accélérerait le démantèlement des armes, le retrait des forces israéliennes et le début du processus de reconstruction dans la bande de Ghaza».

Pour l’instant, le Hamas persiste à garder ses armes tant qu’Israël occupe une grande partie de Ghaza et n’ouvre pas les points de passage à l’aide humanitaire. Sa décision de dissoudre son gouvernement à Ghaza, en prévision de son transfert au Comité national de technocrates, met Israël dans l’embarras, surtout que son Premier ministre, Benyamin Netanyahu, a fait fuité, ces derniers jours, dans des médias qui lui sont proches, des informations, selon lesquelles, «l’armée reprendra la guerre contre Ghaza» en raison du «refus du Hamas de se désarmer» et de son «entêtement à continuer à gérer» l’enclave. Une information qui, d’après les mêmes médias, «poussera le Conseil de la paix à déclarer que le Hamas a failli à ses engagements et, de ce fait, il donnera sa caution pour la reprise de la guerre».

D’où les discussions discrètes du Caire. Ainsi, la démission du Hamas de la gouvernance de l’enclave constitue un développement majeur de la situation, qui obligera Israël à lâcher du lest. D’abord en autorisant les 15 membres du Comité national à entrer à Ghaza pour assumer leurs tâches, sous peine d’aller vers un vide administratif qui risque d’aboutir à des situations ingérables aux conséquences sécuritaires dangereuses, y compris pour Israël. Qassem, le porte-parole du Hamas, avait clairement indiqué, hier, que le mouvement a pris la décision de «ne pas gérer les affaires civiles et humanitaires à Ghaza». L’objectif recherché est de faire tomber toutes les excuses utilisées par Israël pour justifier son refus de lever les restrictions sur l’aide humanitaire et d’entamer la reconstruction de Ghaza.

Dans son communiqué, le Hamas a précisé en outre que la dissolution du Comité d’urgence «n’entraînera pas de rupture dans la gestion quotidienne de la bande, où seuls les fonctionnaires occupant des postes techniques et professionnels resteront en place afin de garantir la continuité des services publics essentiels et d’éviter tout vide administratif sur le terrain».

Qualifié par beaucoup de «coquille vide», le Comité national s’est heurté durant des mois au refus israélien de rallier Ghaza, l’obligeant à tourner en rond au Caire où, durant ces dernières semaines, des réunions ont été tenues avec des représentants du Hamas, du Conseil de la paix, du Qatar et de la Turquie.

Créé pour se substituer au Hamas durant une période transitionnelle, il avait pour ambition, selon son chef Shaath, de «transformer la période de transition en un fondement pour une prospérité palestinienne durable» et de «garantir la voie vers de véritables droits palestiniens et l’autodétermination».

Mais, rien n’a été entrepris. Tout acte se heurtait à l’opposition d’Israël, obstiné à en finir d’abord avec le Hamas mais aussi avec les Ghazaouis, sommés de choisir entre la déportation forcée ou les bombardements.
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