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Entre chômage et crise du logement : Le Maroc se complaît dans ses contradictions et mensonges

Par Chahreddine Berriah4 min de lecture
Entre chômage et crise du logement : Le Maroc se complaît dans ses contradictions et mensonges
Résumé IA

Le Maroc fait face à une crise du logement majeure avec un déficit réel de 4 millions d'unités, bien supérieur aux chiffres officiels du Haut-Commissariat au plan qui en reconnaît seulement 334 000.

Des démolitions massives de quartiers entiers sont menées sans solutions de relogement garanties, notamment pour préparer le pays à la Coupe du monde 2030 et développer le tourisme de luxe.

Le chômage national atteint 13% selon les autorités, tandis que plus de 40 métiers artisanaux traditionnels disparaissent faute de relève et face à la concurrence des produits importés.

Des associations dénoncent également des spoliations foncières, des indemnisations insuffisantes et l'absence de transparence dans les politiques de relogement des familles déplacées.

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Au Maroc, comme dans beaucoup de pays non démocratiques, les chiffres sont inévitablement erronés.

Dans le secteur de l’immobilier par exemple, le royaume chérifien enregistre un déficit de 4 millions de logements.

Ce qui contredit les données officielles du Haut-Commissariat au plan (HCP) qui estiment le déficit quantitatif réel à «environ 334 000 unités. Parallèlement, près de 2,4 millions de logements urbains (environ 30% du parc) sont inoccupés ou utilisés comme résidences secondaires, illustrant une crise d’inadéquation entre l’offre et la demande».

Ce qui accentue ce déficit, c’est la destruction d’habitations très contestée à travers tout le territoire pour, selon les autorités, répondre principalement à quatre objectifs : l’aménagement des grandes métropoles, la récupération du domaine maritime, l’éradication des bidonvilles et la sécurisation des bâtiments menaçant ruine.

La réalité, des quartiers entiers sont démolis pour moderniser les infrastructures, notamment en vue de préparer le pays pour le Mondial 2030, et des familles entières sont mises à la rue du jour au lendemain sans solutions de relogement.

Des villages de pêcheurs et des infrastructures touristiques ont été rasés, comme ce fut le cas à Imsouane (80 km au nord d’Agadir), et là encore, les autorités justifient ces démolitions sans préavis par «restructurer le littoral et développer le tourisme de luxe». En fait, déloger les citoyens marocains pour offrir du luxe aux étrangers.

Ces démolitions, qui sont sources de tensions sociales, sont dénoncées par des collectifs et associations locales qui «déplorent le manque de transparence, des indemnisations jugées insuffisantes ou des relogements non garantis, laissant certaines familles dans des situations précaires…».

«Ce qui aggrave cette situation, c’est l’apparition des membres de la diaspora juive marocaine ayant quitté le pays il y a plusieurs décennies et qui entament, aujourd’hui, des démarches pour récupérer des propriétés (terrains, maisons) laissées sur place en présentant des actes de propriété. Et la justice marocaine qui s’y exécute automatiquement à la présentation des documents», affirment des associations touchées par ce cas.

En parallèle, renchérissent ces mêmes sources, «le Maroc fait face à un phénomène complexe de spoliation foncière. Des réseaux criminels profitent parfois des cadres juridiques flous pour déposséder des résidents de leurs biens immobiliers, une problématique qui touche autant les citoyens marocains locaux que les membres de la diaspora…».

Un autre problème qui précarise le citoyen marocain, c’est la perte de l’emploi et l’inactivité par manque de recrutement à tous les niveaux.

Selon le HCP, en 2025, le taux de chômage national est de 13%, un chiffre à vérifier.
Pour ne parler que d’une activité réputée à l’échelle internationale, l’artisanat pour ne pas le citer. «C’est un constat alarmant mais bien réel : si l’artisanat marocain fait vivre environ 22% de la population active et pèse près de 7% du PIB, plus de 40 métiers traditionnels sont menacés de disparition», indique le site Africa 24.

Le même document explique que «les jeunes se détournent de ces métiers, perçus comme pénibles, peu rémunérateurs et nécessitant un long apprentissage, l’importation massive de produits industriels ou de contrefaçons menace la rentabilité des artisans locaux, la hausse des coûts des matériaux de base grève les marges des artisans, la transmission du savoir-faire oral et gestuel devient difficile, beaucoup de maîtres-artisans vieillissants sans trouver de relève…».
Ainsi va le royaume de Sa Majesté… Chahredine Berriah

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