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Gouvernance écoresponsable

Par Djaâfar Tamani5 min de lecture
Gouvernance écoresponsable
Résumé IA

Le ministère de l'Environnement a lancé le Prix de la meilleure commune écoresponsable, dont les résultats de la première édition ont été annoncés lundi lors d'une cérémonie à Alger.

Cinq communes ont reçu la distinction principale, tandis que cinq autres ont obtenu un prix d'encouragement provenant de différentes wilayas du pays.

Cette initiative vise à encourager les collectivités locales à améliorer leurs performances environnementales et à promouvoir les principes du développement durable.

Le concours intervient quelques mois avant le renouvellement des assemblées populaires communales et wilayales, pour orienter les futures équipes élues vers une gouvernance écoresponsable.

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Le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie a institué au début de l’année le Prix de la meilleure commune écoresponsable, et les résultats de la première édition du Concours national ont été annoncés lundi.

Cinq communes ont reçu la distinction lors d’une cérémonie organisée à l’Ecole supérieure d’hôtellerie à Alger, et un prix d’encouragement a été attribué à cinq autres municipalités relevant de différentes wilayas du pays. Lancée sous le slogan : «La protection de l’environnement, une responsabilité communautaire», cette initiative se fixe pour objectifs d’«encourager les communes à améliorer leurs performances environnementales et à promouvoir les principes du développement durable». En clair, asseoir une gouvernance écoresponsable au sein des collectivités locales, afin de garantir une base et harmoniser la stratégie globale visant à améliorer le cadre de vie des citoyens. Le département ministériel ambitionne, à travers ce dispositif créant une émulation positive entre les communes autour de la préservation de l’environnement, de baliser l’action des assemblées communales en exercice et celles à venir.

A quelques mois de la fin du mandat des élus locaux et du renouvellement des APC et APW, la démarche gouvernementale est de nature à esquisser les contours des débats devant prévaloir à l’approche de cette échéance, en identifiant les priorités et les missions qui incomberont aux nouvelles équipes auxquelles échoira la gestion des affaires locales. Si la problématique environnementale revêt une importance cruciale aux yeux des habitants, régulièrement confrontés aux conséquences d’un déclassement ou d’un abandon de ce dossier dans l’agenda local, les exécutifs communaux n’affichent pas toujours un engagement résolu et effectif en faveur de la mise à niveau d’un secteur pourtant en lien direct avec la vie quotidienne des administrés. En remettant à l’ordre du jour cette question fondamentale avec un plus grand impact dans la vie publique, l’autorité ministérielle veut réunir les conditions d’une synergie entre les instances centrales et les gestionnaires des collectivités locales, afin de donner une traduction concrète aux grandes orientations et aux programmes sectoriels élaborés de concert avec des experts de l’environnement et du développement durable.

Dans son intervention lors de la cérémonie de lundi, la ministre de l’Environnement a tenu à relever les «expériences pionnières» enregistrées au niveau local, témoignant de l’«ancrage de la culture environnementale au sein de la société civile». Les expériences locales, à l’initiative du mouvement associatif, dont les animateurs sont souvent des universitaires comptant des années de spécialisation et de recherche dans le domaine, sont quasiment entrées dans les traditions et commencent à imprégner sinon à structurer la vie de la collectivité. Le concours du village le plus propre est l’expérience la mieux établie, connaissant un succès grandissant d’année en année.

Cette dynamique sociale, dépassant le seul cadre de la préservation de l’environnement, a connu une évolution qui rend possibles la valorisation et l’exploitation des potentialités touristiques des localités. La création d’activités économiques exige néanmoins l’accompagnement de nombreux secteurs, à travers le renforcement des infrastructures, l’aménagement et la modernisation des voies de communication.

La mise en œuvre du programme de développement promu par le ministère de l’Environnement, engagé sur plusieurs axes de travail, sera optimisée par l’intégration des instances participatives dans le fonctionnement des assemblées locales, en vertu des dispositions légales en vigueur devant être consolidées dans les textes en préparation. Le capital expérience engrangé par les organisations de la société civile et leur maîtrise des questions environnementales imprimeront une réelle cohésion entre les politiques publiques et les initiatives locales, et pourront inscrire l’action des assemblées élues dans une optique et une démarche résolument écoresponsables.

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