El Ninõ et la canicule

El Niño et la canicule prolongée qui sévit depuis mai causent des centaines de morts en Europe et inquiètent les climatologues mondiaux face au réchauffement climatique croissant.
En Algérie, malgré les progrès énergétiques, une panne technique à Sidi Okba a provoqué un black-out majeur touchant plusieurs wilayas dans la nuit du 14 au 15 juillet, rétabli en 4 à 6 heures selon les régions.
La canicule prolongée a aggravé les inégalités sociales, certains Algériens ne pouvant s'offrir un climatiseur et payant des prix gonflés pour des ventilateurs depuis mai.
Les climatologues avertissent que 2027 sera encore plus chaude, exigeant une mobilisation urgente des décideurs algériens face à ce phénomène qui ne fait que débuter en 2026.
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El Watan
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Alors que la population du monde entier était braquée depuis des semaines sur les matchs du mondial de football, avec ses polémiques, ses scandales et ses milliards de dollars qui vont dans les caisses de la FIFA de Gianni Infantino, la canicule sévissait déjà bien avant, un peu partout sur la planète, causant des dégâts importants et même des victimes humaines. Un phénomène qui fait l’actualité et sème la panique, surtout que les prévisions des climatologues ne sont plus rassurantes, après l’ampleur grandissante du réchauffement climatique et la montée en force d’El Ninõ.
Ce dernier, ayant débuté comme un simple phénomène de variation de température dans l’océan pacifique, pour entraîner des événements climatiques extrêmes qui réchauffent la planète entière et inquiètent les spécialistes du climat à l’échelle mondiale. Très peu médiatisé, il y a quelques années, et sujet strictement discuté entre spécialistes, car étant un phénomène cyclique, El Ninõ est désormais la hantise de nombreux pays parmi les plus développés au monde.
En cause, cette vague prolongée de la canicule, qui dure depuis le mois de mai dernier, faisant des centaines de morts en Europe, sans compter les dégâts écologiques, dont la sécheresse des cours d’eau et les pertes d’animaux d’élevage. En Algérie où la population s’est bien habituée depuis des années déjà à la canicule et aux délestages, même s’il y a eu une importante évolution en matière de production de l’énergie électrique, le seul incident majeur à soulever a été le black-out électrique d’une ampleur exceptionnelle ayant touché plusieurs wilayas dans la nuit du mardi 14 à mercredi 15 juillet, suite à une panne technique dans des installations électriques à Sidi Okba, dans la wilaya de Biskra. S’il est vrai que les équipes de Sonelgaz ont réussi à rétablir la situation en un temps relativement court (entre 4 et 6 heures selon les régions) par rapport à celui encore plus important pris dans des pays européens, ce qui représente une prouesse technique, il n’en demeure pas moins que les Algériens ne cachent pas leurs inquiétudes, en appréhendant d’autres situations similaires, avec la persistance de la canicule à des températures beaucoup plus élevées, même la nuit.
Toujours est-il qu’en dépit de cette énorme évolution, des perturbations continuent d’être enregistrées dans des régions de l’Algérie profonde et sur le territoire de communes dans de grandes wilayas, pour diverses raisons, ce qui représente encore un sérieux souci pour leurs citoyens. Il faut relever surtout qu’en dépit du fait qu’elle soit provoquée par le réchauffement climatique et/ou le phénomène d’El Ninõ, cette vague prolongée de la canicule a révélé encore une fois les différences sociales entre les Algériens, où certains ne peuvent même pas se permettre d’acheter un climatiseur, bien qu’il soit produit chez nous, et se contentent d’un simple ventilateur, mieux que rien, car les prix ont pris leur envol sur le marché dès le mois de mai. D’autres, et faute de moyens, ont été obligés de recourir à l’achat par facilité, en payant un coût supplémentaire, une sorte de taxe de la canicule, rien que pour leurs enfants, qui ne peuvent pas la supporter.
Certains parmi les nostalgiques regrettent un fait important, celui de ne pouvoir vivre la belle époque de leurs parents et grands parents, dans les années 1960 et 1970. Un temps où les Algériens, sans l’évolution technologique de nos jours, vivaient bien l’été de leur temps, et profitaient autant que possible de tous ses plaisirs avec les moyens de l’époque, sans souffrir ni se plaindre des coupures d’électricité. Le plus important dans toute cette histoire, c’est que le phénomène d’El Ninõ n’est qu’à son début en cette année 2026, selon les climatologues qui préviennent déjà que l’année 2027 sera encore plus chaude et plus dure à supporter. Une alerte qu’il faut prendre très sérieux par les décideurs au plus haut niveau en Algérie.
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