Risque d’enlisement
Un accord provisoire entre les États-Unis et l'Iran, conclu en juillet sous médiation pakistanaise, s'est effondré depuis le 7 juillet avec la reprise des frappes aériennes et des ripostes entre les deux puissances.
Les hostilités se concentrent autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour l'approvisionnement énergétique mondial, avec fermeture annoncée par Téhéran et blocus américain réimposé sur les ports iraniens.
L'armée américaine a lancé dimanche de nouvelles frappes en riposte aux attaques iraniennes contre ses forces en Jordanie, qui ont tué deux soldats américains pour la première fois depuis la reprise des hostilités.
Le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a menacé de donner aux États-Unis des « leçons inoubliables », tandis qu'Israël reste pour l'instant à l'écart, bien que préparé à une éventuelle attaque iranienne.
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Le Quotidien d'Oran
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L'accord provisoire conclu le mois dernier, sous la médiation pakistanaise, pour mettre fin à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran s'est-il totalement effondré ou s’agit-il d’une guerre à faible intensité avant d’arranger définitivement les termes de cet accord qui n’ont pas encore été clarifiés entre les deux parties ? En tout cas, depuis le 7 juillet, à la suite d’accrochages dans le détroit d’Ormuz, les frappes aériennes américaines sur l’Iran ont été reconduites, ainsi que les ripostes iraniennes ciblant les bases américaines dans la région du Golfe. Conséquence directe de cette reprise des hostilités, la fermeture du détroit, annoncée par Téhéran, tandis que Washington a réimposé son blocus sur les ports iraniens. Tout semble se jouer en effet autour de la recherche de la suprématie dans le détroit d’Ormuz, un passage névralgique pour l’approvisionnement énergétique du marché mondial pétrolier. La guerre qui reprend derrière ce désaccord ne bénéficie pas du même tapage médiatique qui a été accordée aux attaques menées par une alliance américano-israélienne contre l’Iran en février dernier, mais le fait d’une reprise de la guerre est bien là. L’armée américaine a annoncé, dimanche à l’aube, avoir lancé de nouvelles frappes aériennes en riposte aux attaques iraniennes contre ses forces en Jordanie, qui ont coûté la vie à deux soldats américains, pour la première fois depuis la reprise des hostilités avec Téhéran. Samedi, l’Iran a lancé de nouvelles attaques contre des pays du Golfe et la Jordanie, tandis que le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a menacé, dans un message écrit, de donner aux États-Unis «des leçons inoubliables», affirmant que la signature du président américain Donald Trump était «sans valeur, nulle et non avenue».
On ne sait pas encore si l’intensité va augmenter ou baisser, si un nouveau round de négociations est possible, ou si on peut vraiment arriver à une paix sérieuse et durable dans la région, mais on sait pertinemment que l’enlisement est tout ce qu’il y a de possible.
Pour le moment, Israël reste à l’écart de cette reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, parce que le président Trump n’a pas souhaité une participation militaire des Israéliens, mais on ne sait pas encore jusqu’où peut aller ce maintien à l’écart, si vraiment il y a un maintien à l’écart ? Des responsables israéliens ne cachent pas que leur pays se préparait à l'éventualité d'une attaque de Téhéran, non seulement à l'aide de missiles et de drones, mais aussi par le biais de ses alliés.
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