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Intensification des opérations militaires

Par Mohamed Mehdi5 min de lecture
Intensification des opérations militaires
Résumé IA

Deux militaires américains ont été tués en Jordanie le 17 juillet lors d'opérations du CENTCOM contre des attaques iraniennes de missiles et drones, avec un disparu et quatre autres évacués.

Le CENTCOM maintient son blocus naval contre l'Iran depuis le 14 juillet et a dérouté cinq navires, tandis que les Gardiens de la révolution affirment contrôler totalement le détroit d'Ormuz.

L'Iran a revendiqué des frappes de drones au Koweït contre un dépôt de munitions et des infrastructures énergétiques, cibles également atteintes deux jours auparavant.

Les bourses du Golfe ont chuté dimanche en raison de l'escalade militaire, tandis que les prix du pétrole ont augmenté de plus de 4% vendredi.

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Le Quotidien d'Oran

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« Le 17 juillet, deux militaires américains en Jordanie ont été tués au combat lors d'opérations menées par le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) et ses partenaires pour se défendre contre des attaques de missiles balistiques et de drones iraniens.

Un militaire est actuellement porté disparu », affirme la publication.

Le CENTCOM ajoute que « quatre (autres) militaires américains ont été évacués par voie aérienne vers des hôpitaux jordaniens » et que « les autres militaires, soignés pour des blessures légères, ont repris leurs fonctions ». Plus tard dans la soirée de samedi, le CENTCOM a affirmé qu’il maintiendra son blocus naval imposé à l'Iran, qui a repris le 14 juillet, et annonce qu’il a dérouté cinq navires et immobilisé un autre.

De son côté, le Commandement des Gardiens de la révolution (CGRI) a déclaré, hier, que « deux navires ont été impliqués dans un incident dans le détroit d’Ormuz, et deux autres ont fait demi-tour après nos avertissements », ajoutant que ces quatre bateaux avaient « désactivé leurs systèmes de navigation et ont tenté de quitter le détroit par une route dangereuse avec le soutien des États-Unis ».

« Nos forces contrôlent totalement le détroit d’Ormuz, et la seule route sûre est celle que nous avons désignée et annoncée », affirme le CGRI.

Dimanche, l'ambassade des États-Unis en Jordanie a demandé à ses ressortissants d'éviter de se rendre à l'aéroport ou au port d'Aqaba. « Les autorités jordaniennes ont évacué l'aéroport international et le port d'Aqaba en raison d'une menace précise et crédible », a rapporté Al Jazeera.

Le Koweït a également signalé plusieurs vagues d'attaques avant que l'Iran ne revendique une frappe de drone à grande échelle contre un dépôt de munitions au camp Udairi, et contre des systèmes radar de défense aérienne à la base aérienne Ali Al Salem.

A cela s’ajoute une autre attaque contre une centrale électrique et une usine de dessalement, a annoncé hier le ministère koweïtien de l'Électricité et de l'Eau, précisant qu’il s’agit de la seconde fois en deux jours sur ces mêmes infrastructures.

Une invasion terrestre pas exclue

Depuis plusieurs jours, les attaques américaines se concentrent sur le sud de l’Iran, précisément la ville Sirik surplombant le détroit d'Ormuz, ainsi que la région allant de Bandar Abbas à l'île de Qeshm et d’autres zones proches du détroit.

Les Iraniens affirment que les bombardements américains dans ces régions ont ciblé non seulement des sites militaires, mais ont également touché des zones résidentielles.

Selon Harlan Ullman, ancien haut gradé de la marine américaine, interrogé par Al Jazeera, les États-Unis semblent « dépourvus de véritable stratégie » dans leur guerre contre l’Iran, se trouvent enlisés dans un « cycle d’escalade sans fin » qui « dégénère et pourrait potentiellement pousser les États-Unis à lancer une opération terrestre dangereuse ou à attaquer des infrastructures civiles par désespoir ».

L’intervenant considère que la « situation des Etats du Golfe est encore plus précaire que celle de l'économie iranienne ». Pour lui, les pays de la région qui sont « extrêmement vulnérables » face à l'escalade du conflit qui réduit leurs revenus et met en danger leur approvisionnement en eau potable, pourraient probablement exercer une « pression énorme » sur Trump pour mettre fin à la guerre. « Pour ces raisons, je pense que la pression sera suffisante des deux côtés pour qu'une forme de négociation soit possible », a ajouté Ullman, tout en soulignant que la situation pourrait encore « s'aggraver considérablement ».

A propos de négociations, l’Iran a annoncé, samedi, par la voix du vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, que Téhéran a suspendu ses engagements au titre du Mémorandum d'entente et la mise en œuvre de l'accord en raison de la poursuite des attaques américaines, et qu’il se concentrait sur la défense du pays.

Le président américain Donald Trump a été le premier à annoncer la fin du Mémorandum d’accord avec l’Iran.

Concernant les effets de l’agression américano-sioniste contre l’Iran, Reuters a rapporté hier que les bourses du Golfe ont enregistré un recul en raison de l'intensification des opérations militaires.

« La plupart des marchés boursiers du Golfe ont chuté dimanche, l'escalade des attaques américano-iraniennes dans la région alimentant les craintes d'inflation et renforçant les anticipations de nouvelles hausses des taux d'intérêt américains », note Reuters. Selon la même source, les indices boursiers du Qatar, de Bahreïn et du Koweït ont enregistré des baisses, alors que l’indice de référence saoudien est resté stable. Vendredi, les prix du pétrole ont grimpé de plus de 4% pour atteindre leur plus haut niveau depuis plus d'un mois, précise-t-on.

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