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De nouveaux bombardements américains

Par Mohamed Mehdi5 min de lecture
De nouveaux bombardements américains
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Moins de 24 heures après avoir annoncé un péage de 20% pour le détroit d'Ormuz, Donald Trump ordonne des bombardements renforcés contre les infrastructures iraniennes, prétextant affaiblir les capacités militaires de Téhéran pour négocier un accord favorable.

Les attaques américaines visent aussi des infrastructures civiles et font de nombreuses victimes parmi la population iranienne, tandis que le Commandement des Gardiens de la révolution menace de fermer d'autres routes d'exportation pétrolière.

L'Iran accuse les États-Unis de 42 violations du mémorandum d'entente signé le 17 juin, affirmant que Washington a systématiquement refusé de respecter ses engagements.

Le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale déclare que le détroit d'Ormuz demeure extrêmement dangereux, avec 6 000 marins bloqués, et rejette tout fondement juridique pour imposer des péages obligatoires.

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Le Quotidien d'Oran

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Moins de 24 heures après avoir annoncé l’instauration d’un péage de 20% pour le passage des navires via le détroit d’Ormuz, le président américain Donald Trump se rétracte en

annonçant un « grand projet » économique dans la région, sans donner de détails. En attendant, il ordonne de renforcer les bombardements contre les infrastructures iraniennes, sans toute fois annoncer un retour franc à la guerre qu’il mène depuis 138 jours contre Téhéran. Le but annoncé étant de « d’affaiblir les capacités militaires» de l’Iran pour négocier un nouvel accord favorable à Washington. Mais les attaques américaines visent aussi des infrastructures civiles et font beaucoup de morts et de blessés parmi la population. Cette recrudescence des actions militaires, qu’il s’agisse des attaques américaines ou de la riposte iranienne, continue d’envoyer le marché pétrolier à la hausse, de rendre quasi impossible la navigation dans le détroit d’Ormuz, et même de mettre en danger la navigation aérienne dans la région du Golfe. DE NOUVEAUX PLANS POUR DES « FRAPPES DÉVASTA-

TRICES » SUR DES « CIBLES STRATÉGIQUES » EN IRAN Citant des « sources bien informées », le site américain Axios a rap-

porté que le président américain Donald Trump a tenu, mardi, une réunion dans la Situation Room, à laquelle ont pris part J.D. Vance, Marco Rubio, Peter Hegseth, respectivement vice-président, ministre des Affaires étrangères et ministre de la

Guerre, ainsi que son envoyé spécial Steve Witkoff, le chef d’état-major des armées et le directeur de la CIA, pour discuter d’une attaque «plus vaste contre l’Iran ». Par ailleurs, Al Jazeera rapporte que Donald Trump a déclaré à Fox News : «J’ai ordonné de ne pas frapper les installations pétrolières iraniennes afin de ne pas impacter l’économie mondiale. Nous pourrions cibler le pétrole iranien ultérieurement si nous y sommes contraints ».  A cette déclaration de Trump, le Commandement des Gardiens de la révolution (CGRI) a répondu que «l’ennemi doit s’attendre à la fermeture d’autres routes d’exportation de pétrole et de gaz qui servent les intérêts des États-Unis et de leurs alliés ». « Soit les exportations de pétrole et de gaz dans la région seront ouvertes à tous, soit elles ne le seront à personne », ajoute un communiqué du CGRI. Jusqu’à présent, dans leurs attaques contre l’Iran, les Etats-Unis ont commis « 42 violations au titre du Mémorandum d’entente » signé le 17 juin dernier.

« Nous avons recensé 42 violations du Mémorandum d’entente par les États-Unis », a déclaré le représentant de l’Iran auprès de l’ONU, ajoutant que les Américains « ont systématiquement refusé de respecter leurs engagements et ont délibérément œuvré à saper la mise en œuvre de l’accord ». OMI : LE DÉTROIT D’ORMUZ DEMEURE EXTRÊMEMENT DANGEREUX POUR LA NAVIGATION

L’agence de presse américaine Bloomberg a rapporté, mercredi, que le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, a déclaré que le détroit d’Ormuz « demeure extrêmement dangereux pour la navigation commerciale ». Il a ajouté que 6.000 marins sont toujours bloqués dans le détroit, soulignant son soutien aux mesures volontaires visant à améliorer la sécurité de la navigation dans le détroit.

A propos des péages, le SG de l’OMI a insisté sur le fait qu’il n’existe « aucun fondement juridique international pour imposer des droits ou des paiements obligatoires » pour le transit via cette voie maritime, appelant les compagnies « d’éviter le risque de transiter par le détroit d’Ormuz » compte tenu de la situation actuelle. Par ailleurs, cité par le New York Times, Jakob P. Larsen, responsable de la Sécurité maritime et cybersécurité au Conseil maritime international et baltique (The Baltic and International Maritime Council - BI-MCO), a déclaré que l’instauration d’un péage constituerait «un problème majeur pour les armateurs et l’industrie du transport maritime en général », car cela entraînerait une hausse des coûts de transport à l’échelle mondiale, qui serait finalement répercutée sur les consommateurs par le biais de prix plus élevés et d’une augmentation des pressions inflationnistes. Larsen a ajouté qu’un tel précédent pourrait inciter d’autres pays à justifier la répétition de cette expérience, ce qui menace le système maritime mis en place depuis des décennies.

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