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Après la décision de l'Algérie, les compagnies aériennes pourraient délaisser le Maroc

Par Mohamed Rahmani3 min de lecture
Après la décision de l'Algérie, les compagnies aériennes pourraient délaisser le Maroc
Résumé IA

La réouverture de l'espace aérien algérien au Mali par Alger le 10 juillet 2026 devrait inciter les compagnies aériennes européennes à abandonner progressivement les détours par le Maroc.

Depuis avril 2025, la fermeture réciproque des espaces aériens algéro-maliens avait forcé Air France et Corsair à contourner l'Algérie via l'Espagne, le Maroc et la Mauritanie, allongeant les trajets de 30 à 45 minutes et augmentant les coûts de carburant.

Le rétablissement des droits de survol permet aux transporteurs de retrouver des itinéraires plus directs vers l'Afrique de l'Ouest, réduisant ainsi le trafic international qui s'était reporté sur le ciel marocain durant la crise.

Le retour aux anciennes routes ne sera pas immédiat, chaque compagnie devant obtenir les autorisations nécessaires et adapter sa planification opérationnelle avant de modifier ses itinéraires.

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La décision de l'Algérie de rouvrir son espace aérien aux vols en provenance ou à destination du Mali pourrait modifier les itinéraires de plusieurs compagnies aériennes européennes. Après plus de quinze mois de détours imposés par les tensions entre Alger et Bamako, les transporteurs disposent à nouveau d'une route plus directe vers l'Afrique de l'Ouest, ce qui va réduire le trafic traversant le ciel marocain.

Depuis avril 2025, les relations diplomatiques entre l'Algérie et le Mali avaient entraîné une fermeture réciproque de leurs espaces aériens pour certaines liaisons. Cette crise, déclenchée après la destruction d'un drone malien par l'armée algérienne, avait obligé plusieurs compagnies à revoir leurs plans de vol.

Des transporteurs comme Air France et Corsair contournaient alors l'Algérie en survolant l'Espagne, le Maroc puis la Mauritanie avant de rejoindre des destinations comme Abidjan, Lomé ou Cotonou. Ce détour rallongeait les trajets de 30 à 45 minutes, augmentant la consommation de carburant et les coûts d'exploitation.

Le 10 juillet 2026, Alger et Bamako ont annoncé le rétablissement des droits de survol. L'Algérie autorise désormais tous les vols en provenance ou à destination du Mali, tandis que Bamako applique une mesure similaire pour les appareils liés à l'Algérie.

Des vols plus directs, moins de trafic au-dessus du Maroc

Cette évolution ouvre la voie au retour des anciens corridors aériens reliant l'Europe à l'Afrique de l'Ouest via l'Algérie et le Mali. Les compagnies pourront ainsi étudier des itinéraires plus courts, réduisant le temps de vol ainsi que les dépenses en carburant.

Pour le Maroc, cette situation va entraîner une baisse progressive du trafic aérien international qui s'était reporté sur son espace aérien depuis le printemps 2025. Durant cette période, le royaume était devenu un passage privilégié pour plusieurs liaisons européennes à destination de l'Afrique subsaharienne.

Les compagnies aériennes avanceront avec prudence

Le retour aux anciennes routes ne sera toutefois pas automatique. Chaque compagnie devra obtenir les autorisations nécessaires, adapter sa planification opérationnelle et tenir compte des évaluations de sécurité avant de modifier ses itinéraires.

Même si certains vols continueront ponctuellement de passer par le Maroc selon les conditions météorologiques ou la gestion du trafic aérien, la décision de l'Algérie marque un tournant pour le transport aérien régional. À moyen terme, une partie des appareils qui avaient quitté le ciel algérien pourrait retrouver leur trajectoire historique, réduisant ainsi le rôle du Maroc comme itinéraire de contournement entre l'Europe et l'Afrique de l'Ouest.

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