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Les plaies d’un Mondial pas comme les autres

Par Abdou BENABBOU3 min de lecture
Les plaies d’un Mondial pas comme les autres
Résumé IA

Le dernier Mondial a été terni par des soupçons de calculs politiques et financiers, reléguant l'esprit sportif au second plan durant toute la compétition.

L'expulsion d'un arbitre africain mandaté par la FIFA, le traitement hostile infligé à la délégation iranienne malgré sa qualification, et l'ingérence du président américain par un coup de fil ont alourdi ce climat délétère.

La victoire de l'Espagne a finalement sauvé la face d'une compétition qui a reflété l'atmosphère tourmentée du monde actuel.

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Le Quotidien d'Oran

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Contrairement au contenu dégagé de celles qui se sont déroulées dans le passé, on sentait derrière les dernières compétitions, durant plus d’un mois, l’ombre d’une toile de fond de suspicions, reléguant l’esprit purement sportif aux antipodes du sport et la flagrance des considérations politiques.

 Les calculs financiers se sont mêlés à une espèce de stratégie académique dans les pieds et les têtes des footballeurs pour que la joie de jouer soit souvent absente et les ballons ne soient plus des objets de jeu et de prouesses.

 La réalité était sans doute dans les vestiaires et la vérité dans les tribunes d’honneur.

 Il y eut d’abord l’inconséquente brouille pénalisante des tarifs brûlants des accès aux stades. Mais curieusement les arènes n’ont jamais été aussi garnies de spectateurs qu’auparavant comme si l’ivresse que procure le spectacle méritait les folies passagères.

 Il y eut ensuite l’expulsion d’un arbitre international africain dûment mandaté par la FIFA censée seule parraine d’un regroupement d’une dimension planétaire. La plaie s’est élargie avec les tribulations et la galère de la transhumance imposées à l’ensemble de la délégation iranienne et ses sportifs, pourtant officiellement qualifiés pour leur signifier qu’ils étaient indésirables. En toute logique, leur malvenue aurait dû les inciter à se passer du voyage.

 Si la CAF, tutrice de l’arbitre africain et si les Iraniens avaient montré leurs crocs pour parer à leurs déconvenues et sauver l’honneur, la situation aurait pris une autre tournure. Ils auraient glané une satisfaction autrement plus importante que celle acquise sur les gazons des terrains.

 Le couronnement de ce qui s’est apparenté à une drôle de mélasse internationale est intervenu par la grâce du président américain, qui l’espace d’un coup fil s’est investi en patenté maître des jeux et en principal chef d’orchestre.

 Fort heureusement l’Espagne était là pour sauver la face d’un Mondial qui a bien porté son nom car il n’a pu se dégager de l’atmosphère déglinguée qui envahit le monde.

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