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L'Espagne s’est réveillée sur le toit du monde

Par RS4 min de lecture
L'Espagne s’est réveillée sur le toit du monde
Résumé IA

L'Espagne s'est réveillée en fête ce lundi après le sacre mondial de la Roja face à l'Argentine, les rues de Madrid jonchées de déchets témoignant d'une nuit d'exultation nationale.

Les Madrilènes, voix cassées et cernes creusés par seulement quelques heures de sommeil, peinent à se concentrer au travail tout en affichant fièrement les couleurs jaune et rouge.

La sélection doit défiler dans l'après-midi sur la place de Cibeles, lieu traditionnel des célébrations, où une scène a été montée pour honorer les joueurs et le sélectionneur Luis de la Fuente.

La liesse a toutefois été endeuillée par la mort d'un adolescent à Ciudad Rodrigo, victime de l'effondrement d'une fontaine sur laquelle avaient grimpé des supporters.

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Le Quotidien d'Oran

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Canettes de bière, bris de verre, sacs plastique jonchent la plus  grande avenue de la capitale et les services de nettoyage s'affairent à toute  vitesse pour dégager le passage: dans quelques heures les champions du monde  arrivent. 

 "Franchement, je suis crevé, parce qu'avec toute cette histoire de  prolongation et si ensuite tu vas fêter ça à Colon (dans le centre), il est  déjà trois heures du matin, tu dors quatre petites heures et... Et maintenant,  direction le boulot".

 Bruno González del Yerro a des petits yeux ce lundi matin, quelques heures  à peine après le sacre de la Roja, l'équipe d'Espagne, mais "le café et  l'adrénaline de la victoire" aideront ce financier de 32 ans à tenir.

 Il attend avec impatience la fin de sa réunion matinale pour "prendre un  café avec les collègues" mordus de foot comme lui "et reparler un peu du  match". 

 "J'ai beaucoup de cernes, je me suis couchée à 4 heures du matin et je dois  aller travailler! ", rit Catali na Sanchez, secrétaire de 64 ans qui ose à peine  enlever ses lunettes de soleil, après une nuit passée à célébrer la victoire  avec ses filles.

 Difficile d'avoir la tête au travail "avec ce qu'il s'est passé hier" pour  Paco Penadés: "Franchement, gagner une finale de Coupe du monde et devoir  bosser le lendemain, c'est un peu dur, non ?" demande ce fonctionnaire de 43  ans qui réclame à l'avenir que la finale se tienne "un samedi".

Voix cassées

 Tomas Hernanz et Martin Peña, lycéens de 18 ans, ont la voix cassée eux  aussi.

 Après une longue nuit de fiesta, Tomas porte le drapeau de l'Espagne noué  sur ses épaules et les deux amis ne comptent pas aller se coucher de sitôt car  "c'est quelque chose qu'on ne vit que tous les quatre ans", et "peu de  sélections ont eu l'occasion de gagner ce trophée". 

 Ils vont "passer toute la journée à Madrid en attendant l'arrivée des  joueurs, car "c'est quelque chose que nous voulons vivre maintenant, et on ne  va pas le regretter", ajoute Tomas. 

 La sélection espagnole devait déambuler dans le centre de la capitale et  terminer son défilé dans la soirée sur la place de Cibeles, siège de la mairie  et lieu traditionnel des célébrations des titres de l'Espagne, mais aussi du  Real Madrid.

 Une cérémonie organisée sur une scène spécialement montée pour  l'occasion pour célébrer les joueurs et le sélectionneur Luis de la Fuente.

 "Dès que je pourrai, je vais aller accueillir nos champions", dit José  Márquez, militaire de 37 ans qui travaille "juste à côté". 

 Il tente tant bien que mal de dissimuler sa fatigue: "je me suis couché à 2  heures du matin, je n'ai pas beaucoup dormi mais ça valait la peine". 

 Dans les rues madrilènes, les joues de certaines supportrices sont encore  barrées des traits jaunes et rouges, et d'autres se pressent pour aller  travailler encore vêtues du maillot de la Roja. 

 Certains jeunes supporter sont écroulés sur le bitume, et chantonnent. 

 La victoire de la Roja, l'équipe nationale, face à l'Argentine, seize ans  après son premier sacre en Coupe du monde, a donné lieu à des explosions de  joie partout en Espagne : klaxons, vuvuzelas, feux d'artifice cris et sauts,  tout le pays a exulté lors du coup de sifflet final et a continué à faire la  fête tard dans la nuit.

 Mais la nuit de célébrations a été endeuillée par la mort d'un adolescent à  Ciudad Rodrigo, dans l'ouest de l'Espagne, après l'effondrement d'une fontaine  où avait grimpé plusieurs spectateurs et qui s'est écroulé sous leur poids

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