Quatre ans de prison ferme dans une affaire de viande impropre à la consommation

Le tribunal de Fellaoucen a condamné deux frères à quatre ans de prison ferme pour la détention et la vente de près de trois tonnes de viande impropre à la consommation.
Les services de contrôle avaient saisi 2 947 kilos de viande et 2,7 kg de métabisulfite de sodium dans un atelier clandestin de Bir El Djir aux conditions d'hygiène catastrophiques.
La viande, destinée à la préparation de chawarma, était distribuée à des restaurants de l'est d'Oran, et la fondation de protection du consommateur salue une décision exemplaire.
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Le Quotidien d'Oran
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Le tribunal de Fellaoucen a condamné dimanche, à quatre ans de prison ferme deux frères impliqués dans une affaire de prés de 3 tonnes de viande impropre à la consommation saisies dans un atelier clandestin de préparation de chawarma à Bir El Djir, a-t-on appris de M.Abdelhakim Hadj Ali président la fondation nationale de protection du consommateur (NCPF).
L'affaire fait suite à la découverte, fin juin, d'un dépôt illégal où les services de contrôle ont trouvé 2.947 kilos de viande impropre à la consommation humaine, ainsi que 2,7 kg de métabisulfite de sodium, une substance chimique utilisée pour masquer les mauvaises odeurs et modifier l'aspect de la viande. Cette opération a été menée à la suite d'informations faisant état de l’existence d'un entrepôt clandestin servant au stockage, à la transformation et à la distribution de viandes rouges et blanches destinées à la préparation du Chawrma dans des conditions contraires aux règles d'hygiène et de santé publique.
L'intervention a été conduite par les services de police, en coordination avec le bureau communal d'hygiène de Bir El Djir, le vétérinaire communal et la fondation nationale de protection du consommateur. Les inspections ont révélé des conditions de travail particulièrement insalubres. Selon Abdelhakim Hadj Ali, les lieux étaient envahis par des odeurs nauséabondes, dépourvus d'alimentation en eau et de raccordement au réseau d'assainissement. Les viandes étaient découpées sur une simple planche en bois dans un environnement qualifié de « catastrophique ». L'expertise vétérinaire a confirmé que les trois tonnes de viande saisies, principalement destinées à la préparation de chawarma, étaient impropres à la consommation. Pour ce qui de la métabisulfite de sodium découverte, notre interlocuteur indique que cette poudre provenait d'un sac d'une capacité de 25 kg, laissant supposer qu'une grande partie du produit avait déjà été utilisée.
La viande était ensuite distribuée à plusieurs établissements de restauration rapide, notamment dans les quartiers de l'Est d'Oran a-t-il précisé.
Constituée partie civile, la fondation nationale de protection du consommateur a salué la décision de justice, estimant qu'elle traduit la volonté des autorités de réprimer sévèrement les atteintes à la santé publique et de lutter contre les réseaux de commercialisation de produits alimentaires dangereux.