L’infrastructure et les programmes

Par Djaffar Tamani•5 min de lecture
Brifa
Résumé IA

Le ministère de l'Intérieur indique que les walis inspectent l'avancement des projets éducatifs dans toutes les wilayas pour garantir la disponibilité des établissements à la rentrée.

Les priorités portent sur la résorption de la surcharge des classes, le manque de cantines et de transport scolaire, avec une mobilisation accrue pendant les grandes vacances.

La création annoncée de l'Office national des cantines scolaires et le renforcement des moyens communaux ou le recours à des opérateurs privés doivent améliorer ces services essentiels.

La Commission nationale de la qualité de l'enseignement recommande de recentrer les programmes sur les matières fondamentales et de créer une filière informatique et technologies de l'information au secondaire pour préparer aux métiers de l'IA et de la cybersécurité.

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Dans l’éducation nationale comme dans d’autres secteurs, les succès de l’année prochaine se construisent aujourd’hui. Samedi, moins d’une semaine après la publication des résultats du baccalauréat, un communiqué du ministère de l’Intérieur indiquait que les walis «poursuivent leurs visites d’inspection afin de s’enquérir de l’état d’avancement des projets éducatifs dans les différentes wilayas du pays». Requérant l’action coordonnée des différents départements ministériels en relation avec les autorités locales, l’institution éducative bénéficie d’un intérêt particulier et d’un suivi constant afin, comme le rappelle le même communiqué, de «garantir la disponibilité des établissements scolaires et de consolider les conditions de scolarité des élèves». Les questions d’ordre infrastructurel ont été régulièrement relevées ces dernières années, s’agissant de la surcharge des classes et du manque de cantines ou de transport scolaire. Tous ces dossiers ont été alors priorisés dans l’agenda des instances décentralisées, instruites de superviser la mise en œuvre des projets inscrits au profit du secteur, en observant une mobilisation et une rigueur accrues pendant les grandes vacances pour s’assurer de la bonne marche des chantiers et du respect des délais de réalisation. Des programmes de soutien et des adaptations au plan juridique sont également attendus en direction des communes qui ont, pour l’heure, la charge de la gestion des cantines et du transport scolaires. Une mise à niveau et une optimisation de ces activités, d’une importance cruciale pour la vie scolaire, sont attendues dans de nombreuses localités où des lacunes continuent d’être enregistrées, avec des incidences dommageables pour les élèves et leurs parents.
Le meilleur dispositif n’a pas encore été déterminé, entre le renforcement des moyens de transport mis à la disposition des communes et le conventionnement avec des opérateurs privés pour assurer le ramassage scolaire. La mise en place de l’Office national des cantines scolaires, annoncée depuis quelques années, apportera un meilleur fonctionnement à ces structures secondaires mais dont le rôle est souligné dans la consolidation et la stabilisation de la vie pédagogique au sein des établissements de l’éducation.
Le renforcement et la modernisation des infrastructures scolaires serviront de base au déploiement de l’ambitieux chantier d’amélioration de la qualité de l’enseignement. Les exploits réalisés par des lauréats du baccalauréat ainsi que ceux du BEM attestent de réels bonds qualitatifs au sein du système éducatif national, s’inscrivant dans les standards et les objectifs de performance. Le cap de l’excellence est atteint lorsque le cheminement scolaire est appuyé par un environnement familial impliqué dans l’éducation ou par les aptitudes propres des élèves.
Le challenge est de rendre ce niveau de maîtrise et de réussite accessible au plus grand nombre, et de consacrer cette dynamique positive dans le secteur. Les modalités de cette stratégie ont été esquissées en partie par la Commission nationale de la qualité de l’enseignement, dont la mise en place a été annoncée au début de l’année dernière. Après «une étude approfondie des programmes incluant des comparaisons internationales des meilleures pratiques éducatives», l’instance nationale a livré ses premières conclusions à la fin de la même année, recommandant de «se concentrer sur les matières fondamentales pour chaque filière du secondaire, avec la réduction ou la réorientation des matières non liées à la spécialité». Les experts préconisaient en outre la création d’«une nouvelle filière dans l’enseignement secondaire général et technologique, en informatique et technologies de l’information, afin de préparer les élèves à s’orienter vers les spécialités de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité et des nanotechnologies». Les perspectives d’un enseignement moderne et compétitif sont ainsi tracées et commandent l’engagement des personnels enseignants et de l’encadrement des structures éducatives.

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