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Prisons israéliennes : Une ONG dénonce une escalade des violences contre les détenus

Par Nabil H.4 min de lecture
Brifa
Résumé IA

Le Club des prisonniers palestiniens dénonce l'usage systématique de balles en caoutchouc par l'administration pénitentiaire israélienne comme pratique punitive organisée depuis des mois.

Des dizaines de détenus blessés, certains gravement, ont été documentés, mais le bilan réel serait plus lourd en raison des restrictions de visite et de l'isolement.

L'organisation décrit un système carcéral atteignant une violence « sans précédent », mêlant humiliations, privation de nourriture, refus de soins et agressions organisées pour briser les prisonniers.

Elle appelle la communauté internationale à intervenir d'urgence, estimant que ces actes pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

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El Watan

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Le Club des prisonniers palestiniens a affirmé hier que l’administration pénitentiaire sioniste avait fait de l’usage des balles en caoutchouc contre les détenus palestiniens une pratique punitive systématique, répétée et organisée au cours des deniers mois. Selon l’organisation, citée par l’agence de presse palestinienne Wafa, cette pratique aurait déjà fait des dizaines de victimes parmi les prisonniers dont les cas ont pu être documentés par des institutions spécialisées.

Elle estime toutefois que le nombre réel de détenus concernés pourrait être bien plus élevé, en raison des restrictions imposées aux visites et de l’isolement de nombreux prisonniers, qui entravent le suivi des violations dont ils pourraient être victimes. Dans un communiqué publié hier, le Club des prisonniers a fait état de plusieurs cas de détenus blessés par des tirs de balles en caoutchouc, ayant provoqué de graves hémorragies aux membres et dans des zones sensibles du corps, nécessitant, pour certains, des interventions chirurgicales. Il a affirmé que les administrations pénitentiaires sionistes avaient récemment renforcé les moyens de répression utilisés contre les détenus et introduit de nouveaux types d’armes lors des opérations d’agression et de mauvais traitements. Selon l’organisation, les corps des prisonniers seraient ainsi devenus un terrain d’expérimentation pour différents outils de répression et de violence, notamment depuis le début de l’agression à Ghaza. L’organisation a, par ailleurs, estimé que le système carcéral sioniste avait atteint un niveau de violence et de brutalité «sans précédent», considérant que les actes commis contre les prisonniers dépassaient désormais le cadre des violations habituelles et s’inscrivaient dans un système organisé de torture.
Selon le Club, ce système reposerait sur diverses formes de violences physiques et psychologiques, notamment les humiliations, la privation de nourriture, le refus de soins médicaux, l’isolement et les agressions organisées, dans le but de briser les détenus physiquement et psychologiquement. L’organisation a souligné que les conséquences des tirs de balles en caoutchouc ne se limitaient pas aux blessures physiques, mais pouvaient également entraîner de graves séquelles psychologiques durables. De nombreux prisonniers souffriraient ainsi de troubles psychologiques liés à leur exposition répétée aux opérations de répression, aux agressions et aux intimidations, dans un environnement carcéral marqué, selon elle, par des conditions de détention assimilées à une torture continue et par l’absence de garanties juridiques et humanitaires minimales. Le Club des prisonniers a enfin appelé la communauté internationale, notamment les Nations unies, le Comité international de la Croix-Rouge et les mécanismes internationaux compétents, à intervenir en urgence pour mettre fin aux violations commises contre les prisonniers palestiniens et engager des procédures visant à établir les responsabilités des dirigeants sionistes concernés. Il a estimé que ces actes constituaient de graves violations du droit international humanitaire, des Conventions de Genève et de la Convention contre la torture, et qu’ils pourraient, dans leur contexte global, relever de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité nécessitant des poursuites et des sanctions. 

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