Après 45 ans en France, on lui refuse la nationalité pour un niveau de français "insuffisant"

Georges Delys, un Belge de 85 ans résidant en France depuis 1982, s'est vu refuser la nationalité française pour un niveau de français jugé « insuffisant ».
Marié à une Française, père d'un fils français et grand-père de deux petites-filles françaises, l'octogénaire conteste cette décision qu'il qualifie de « totalement bureaucratique ».
Après avoir contacté l'Élysée, il a reçu une réponse indiquant qu'une intervention présidentielle était impossible en vertu du principe de séparation des pouvoirs.
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Un homme de 85 ans s'est vu refuser la nationalité française par l'administration. Résidant en France depuis 1982, marié à une Française, père d'un enfant français et grand-père de deux petites-filles françaises, il a essuyé un refus au motif que sa pratique de la langue française était jugée "insuffisante". Il dénonce une décision bureaucratique après des mois de démarches administratives.
Georges Delys, né en Belgique, a entamé les démarches pour obtenir la nationalité française après 45 années passées sur le sol national, comme le rapporte le média La DH. Il réside en France depuis 1982, revient rarement en Belgique et paye une partie de ses impôts en France. Son épouse Françoise, rencontrée lors d'un voyage en Afrique du Sud, est française. Le couple s'est installé dans les Landes, a accueilli un premier enfant, puis a déménagé à Cambo-les-Bains, dans les Pyrénées-Atlantiques. Leur fils et leurs deux petites-filles sont également français.
L'octogénaire a dû rassembler des certificats, remplir des attestations et obtenir des duplicatas de documents administratifs. Il qualifie ces démarches de "fastidieuses" et estime qu'elles auraient dissuadé plus d'un candidat. Il pensait que sa demande serait une simple formalité, compte tenu de son ancienneté en France et de sa situation familiale. Sa demande a été instruite selon la procédure standard, avec une convocation à Bordeaux pour un entretien avec un fonctionnaire.
Un entretien concluant pour le candidat, pas pour l'administration
L'entretien a duré plus d'une heure. Le fonctionnaire a posé à Georges Delys des questions sur les anciens maires de sa commune, le premier président de la Ve République et d'autres questions de culture générale. L'octogénaire estime s'en être bien tiré et affirme avoir reçu les compliments du fonctionnaire. Il précise que son épouse française n'aurait pas su répondre à l'ensemble des questions posées.
Georges Delys a perçu que son interlocuteur s'interrogeait sur sa maîtrise du français. Il a relevé que la connaissance du français n'est plus requise après 75 ans, âge auquel une personne n'est plus censée se trouver sur le marché du travail. Quelques semaines après l'entretien, un haut fonctionnaire, que Georges Delys n'a jamais rencontré, a estimé que sa pratique de la langue française était "insuffisante" et a rejeté sa demande. La décision a été prise à Paris, sans que le fonctionnaire ait rencontré le candidat.
Un refus contesté et une procédure questionnée
Georges Delys exprime sa surprise face à cette décision. Il affirme avoir "les boules" après ce refus, qu'il juge "totalement bureaucratique". Il regrette de ne pas avoir choisi la procédure pour conjoint de Française ou père d'enfant français, qu'il a découverte après le rejet de sa demande.
Il a contacté l'Élysée pour demander l'intervention du président Emmanuel Macron. L'institution présidentielle lui a répondu qu'une intervention n'était pas possible en vertu du principe de séparation des pouvoirs.
Une décision qui le maintient de nationalité belge
À 85 ans, Georges Delys reste de nationalité belge. Il dénonce un refus qu'il juge "totalement bureaucratique". L'administration a fondé son rejet sur la maîtrise insuffisante de la langue française, critère qu'elle estime non rempli par le candidat.
La réponse négative de l'administration le maintient dans sa nationalité d'origine, malgré ses attaches familiales et son ancienneté en France. Georges Delys, qui espérait obtenir la nationalité française après 45 années de vie dans le pays, doit faire face à une décision qu'il conteste.